Belize – 2009

CAYE CAULKER

Après une panoplie de péripéties guatémaltèques, Marie-Christine, Antoine et moi avons décidé de filer vers les îles Caraïbes du Belize pour faire le plein avant le grand retour en sol québécois. Nous voulions surtout faire de l’apnée et admirer l’importante flore et faune marine de ce pays. En arrivant au Belize, le choc est là: c’est toute une autre culture! Pour expliquer la différence entre la culture du Belize et celle du Guatemala, je ferai un peu d’histoire. Le Belize est en fait une ancienne colonie britannique autrefois nommée le Honduras britannique. La population noire est arrivée à cet endroit lorsqu’un navire négrier a fait naufrage dans les Caraïbes. Rapidement, les esclaves noirs se mélangèrent rapidement avec les Indiens Caraïbes locaux. Le peuple du Belize est surtout noir, mais il y a effectivement plusieurs métis indiens-noirs. La langue officielle est l’anglais, mais l’espagnol y est parlé couramment. C’est donc dans ce pays à la culture jamaïcaine très américanisée que nous commençons une nouvelle étape de notre périple en Amérique central. Nous passerons une bonne semaine à Caye Caulker à se bercer dans les hamacs et à profiter de la mer. Malgré notre épisode de grande maladie à Marie et moi, nous pourrons quand même profiter des fonds marins et de la plage, si petite soit-elle.

Vue du haut de notre hôtel, le China Town. Hé oui, à Caye Caulker, plusieurs Chinois de la diaspora se sont installés. Ils détiennent un hôtel et presque tous les dépanneurs de la ville. Et comme à l’habitude, ils sont efficaces en affaire! Caye Caulker était un endroit assez spécial, car multiculturel: Blancs, Noirs, Latinos, Métis et Chinois…et j’en oublie sûrement! Cette variété fait le cachet de cette île.


RÉSERVE MARINE DE HOL CHAN ET LES ALENTOURS

Ça n’a pas pris de temps avant que notre objectif premier du Belize soit réalisé: enfiler masque et tuba pour y explorer les fonds marins. Et ça valu le coup! Nous avons passé quelques jours à barboter dans les eaux caraïbéennes sans nous lasser. Sel intense dans la bouche et mal de coeur dans les grosses vagues ne nous ont pas disuadé à admirer les riches trésors de la vie sous-marine. L’une des première journées passées sous l’eau, nous avons pu nager avec des bancs de raies qui tournaient autour de nous et nous pouvions leur toucher lorsqu’elles passaient près. Elles semblaient s’amuser avec nous et trouver cela bien plaisant de rencontrer des humains munis de drôles de trucs de plastique dans le visage. Non, non, nous n’avons pas fait de nous des Steve Irwin et non, nous ne nagions pas avec des raies meurtrières! Nous avons des souvenirs incroyables de cette journée.

 Dès le lendemain, nous voulions nous rendre un peu plus loin dans la réserve marine de Hol Chan où les espèces sous-marines sont encore plus variées. Située près de Caye Caulker, la réserve marine de Hol Chan est d’une superficie d’environ 18 km² et contient plusieurs types de coraux et une forêt de mangrove. Cette journée a été de loin l’une des plus belles et plus surprenantes de notre voyage! Nous avons nagé avec des barracudas, des poissons immenses de toutes les couleurs (je n’avais jamais vu de poissons aussi gros à part le poisson napoléon), des requins de corail, des tortues de mer et bien sûr, un lamantin. J’ignorais que ce gros mammifère herbivore existait sur ce monde. Hé bien oui, le lamantin s’appelle “manatee” en anglais ou est aussi appelé “vache de mer” en français. C’est vrai qu’il ressemble à un genre de grosse vache inofensive ou un phoque en peluche. Il est très gros – il peut mesurer jusqu’à 5 mètres de longueur -, mais tout de même, il a l’air fort sympathique. Il peut même vivre 60 ans, mais il a longtemps été chassé pour sa chair et l’espère est plus rare maintenant – surtout avec le déversement de pétrole du Golfe du Mexique, il y a goûté le pauvre – et c,est en fait une espèce très protégée de nos jours. Nous avons vraiment été chanceux d’en apercevoir un et nous avions nagé une bonne heure dans les profondeurs (sans veste, j’étais certaine qu’une dame qui avait bu une bière avant de partir le matin allait se noyer et mes instincts de sauveteur étaient prêts à tout!) pour en trouver un. Quand le lamantin nous a vu, il est venu vers nous sans être trop près. Ce fut une expérience magique! Une fois qu’il nous a bien observé, il est aussitôt reparti et nous avons perdu de vue toute trace de “manatee”. Le reste de la journée fut remplie de bonheur à nager entre les poissons et à observer les coraux…et même les requins de corail même si je me cachais derrière Antoine dès que j’en apercevais un! Je sais, je suis une trouillarde de requin, même ceux de corail en sachant fort bien qu’ils ne sont pas du tout dangereux! Ils sont considérés comme des gros poissons et ils mangent des poissons et des crustacés! Sans malice ces petits requins de corail!

Antoine et un banc de poissons.

À gauche, deux gros poissons et à droite, deux requins de corail.

Notre fameux lamantin curieux! Quel beau souvenir!

Le Belize est un pays riche en biodiversité marine et terrestre. Quoique nous n’y avons pas passé beaucoup de temps et que nous n’avons pas mis les pieds dans les superbes parcs de ce pays, nous y avons passé du bon temps. J’aurais aimé explorer davantage les différentes contrées sauvages ce petit pays côtier. Quant au coût de la vie, il est plus dispendieux qu’au Guatemala, mais demeure tout de même accessible, il suffit de chercher un peu plus pour dénicher des hôtels et des restos pas trop coûteux. Les habitants du Belize sont des gens ouverts d’esprit et très relax. Une grande partie de la population a des deads ou arbore les couleurs de la Jamaïque dans leurs vêtements ou la peinture de leur maison! Disons qu’au Belize, il n’est pas rare de voir des vendeurs de toutes sortes venir nous voir pour nous proposer “toutes sortes de choses”, vous voyez ce que je veux dire… Pays libre ce Belize, oui! Mais un pays formidable où il fait bon de vivre et où la notion du temps n’est pas trop importante.

– Karine

 

1 commentaires

  1. Jean-Noël

    J’aimerais savoir si vous avez rencontré des groupes de Québécois au Bélize.
    Qu’elle est la valeur de leur dollar par rapport au nôtre?
    Est-ce qu’il y a des appart-hôtels? Le coût de la vie est-il plus élevé ou plus bas qu’au Québec? Qu’elle est la température moyenne au Bélize?
    J’ai bien aimé le récit de votre séjour au Bélize et nous aimerions aller y passer l’hiver.
    Merci à l’avance.

    Répondre


Commenter