Costa Rica – 2010

SAN JOSÉ

Le Costa Rica, c’est effectivement la côte riche!  Dès notre descente en avion à San José, Andrée et moi nous nous sentions déjà en plein coeur d’un monde féérique! Les montagnes autour de la capitale étaient splendides et nous faisaient rapidement oublier les petits tracas des grandes métropoles de ce monde. Bien qu’entourée d’un paysage époustouflant, San José reste tout de même une ville et nous n’y resterons pas très longtemps…le temps de prendre un petit Cesna Air Nature, fort sympathique, qui nous conduit rapidement vers Puerto Jimenez, au sud-ouest de ce pays roi de la biodiversité.

PUERTO JIMENEZ ET LE PARC CORCOVADO

Dans ce petit avion brousse-touristique, le trajet fut vraiment spécial! Survoler montagnes, mers, vallées, volcans et peut-être même crocos et requins (haaaaa!), c’était excitant! Le début de l’aventure, quoi! En plus, nous avons pu survoler l’immensité du parc Corcovado, une réserve naturelle très vaste à la biodiversité riche. Situé sur la péninsule d’Osa, le Corcovado est un véritable paradis pour la vie animale: il existe près de 400 espèces d’oiseaux, 140 espèces de mammifères, plus de 100 espèces de reptiles et d’amphiens. Ça vous donne une idée? Bref, c’est grand, très grand et…sauvage! J’aime!

À Puerto Jimenez, c’est la grande préparation avant le trek de 3 jours dans le parc. Du Québec, Andrée et moi avions préparé l’essentiel du matériel de camping à apporter, mais le hic, c’était de trouver un guide. En fait, l’idée d’être deux filles seules dans la jungle à côtoyer le fameux puma mystique du Corcovado nous faisait un peu avaler de travers, équipées ou pas. (Je n’ai pas un cours d’arts martiaux en maîtrise de la machette niveau 4 non plus…) Bref, pour éviter les rencontres peut-être indésirables, nous avions préféré trouver un guide, question de revenir avec tous nos membres! Et c’est là que notre guide, très rigolo et pas né de la dernière pluie, arrive dans le décor. Jean-Pierre Schimdt, mi-allemand et mi-Tico. Il est trilingue et parle assez bien le français, parfait, on le prend! De plus, il nous avise qu’il désire amener avec lui son garçon de notre âge, Juan-Carlos, afin de le former comme guide. Parfait, un de plus à combattre le puma en cas de besoin! Ha ha! Le lendemain, c’est le grand jour, nous partons les quatre à l’aventure dans ce grand parc tant rêvé.

Ces trois jours de randonnée et les 45 km parcourus auront été mémorables. Les patois québécois ont parfois voulu sortir de notre bouche lorsque nous marchions dans le sable, sous la pluie, sur le bord de la mer à faire un pas et en reculer trois, mais le paysage à couper le souffle en valait la peine. Puis, nous bifurquions dans les sentiers de la grande jungle corcovadienne à en être plus qu’émerveillées. Nous avons été chanceuses et avons pu apercevoir plusieurs sortes de singe, des fourmilliers, des aras rouges et surtout, le fameux tapir tant recherché à deux reprises. Pas de puma à l’horizon.

Sur les traces du tapir tant recherché…

Et voilà le tapir!

LA FORTUNA ET LE VOLCAN ARENAL

En août, c’est la saison des pluies au Costa Rica, mais les gens disaient que ce n’était pas si pire. Pardon? Hé oui, dans les montagnes verdoyantes du centre du pays, nous avons finalement cru les dires de ces dites personnes et nous y avons goûté à cette mouillasse! Au menu: camping sous la pluie et gouttes persistantes dans le front durant une nuit fraîche au camping de Santa Elena à Monteverde et tyroliennes sous la pluie et les éclairs. Vous doutez que les tyroliennes suspendues dans la jungle soient considérées comme des sports extrêmes? N’ayez crainte, allez-y sous les éclairs et vous en serez assurés! Bref, étant donné la pluie incessante, nous nous sommes rendus à La Fortuna, belle petite ville jonchée dans les montagnes ticas, mais où la pluie diluvienne était toujours présente. Malgré tout, nous sommes allés fouiner près du volcan Arenal et nous en avons profité de ses sources thermales cachées dans la jungle pour y tremper plus que le bout des orteils. C’était bien et la pluie, nous nous y sommes résiliées finalement!

Au camping à Santa Elena, Monteverde, avant que la pluie diluvienne s’attaque à notre tente pendant la nuit.

PUERTO VIEJO ET CAHUITA

Après le mauvais temps vient le beau temps. Des rumeurs couraient que sur la côte est, côté Caraïbes, le beau temps faisait son oeuvre. Mirage? Chimère? Allons, bagages dans l’bus et hop, aussi dit, aussitôt fait, cap côté de l’océan Atlantique. Et voilà. Le beau temps était relativement au rendez-vous et a fait des heureuses de nous. Nous avons pu nous baigner, nous promener et même, réaliser une séance d’apnée incroyable à prendre des concombres de mer et des langoustes et à voir notre guide, fort courageux, tirer la queue de requins de corail pour leur voir leur bout de gueule. Tout ça dans le fameux parc de Cahuita. L’après-midi même, nous y sommes retournées pour arpenter les sentiers du parc et tenter de débusquer des paresseux. Nous en verrons seulement les jours suivants. Ça alors qu’ils étaient impressionnants malgré leur immobilité! Voici la photo d’une mère paresseux qui dort avec son bébé suivie d’autres photos prises dans le parc Cahuita.

 Et finalement, une photo d’un coucher de soleil prise de notre site de camping à Puerto Viejo.

MANZANILLO

Manzanillo, c’est un village à l’orée de la réserve écologique de Manzanillo et sur le bord de la mer également. Devant le village, un bassin d’eau turquoise à perte de vue, un paradis d’apnée, de kayak, de pêche, de baignade, j’en passe! Wow! Sans compter que les villages de la côte Caraïbes sont peuplés d’une population noire au style jamaïcain, ce qui leur donnent un style zen et reggae complètement différents de la culture latinoaméricaine. Village assez authentique dans son genre et très tranquilo. À Manzanillo, nous avons pu relaxer et nous la couler douce, ce qui est toujours intéressant au milieu d’un voyage.

PARC DE TORTUGUERO

Filons au parc Tortuguero maintenant! Situé près de la frontière du Nicaragua au nord-est du pays, le parc de Tortuguero a plus d’un tour dans son sac! Les plages de ce parc sont un lieu de prédilection pour les tortues marines qui y pondre leurs oeufs chaque année. En plus, ce parc est bondé de toutes sortes de reptiles (des plus gentils aux plus dangereux) et d’oiseaux! Un vrai paradis terrestre, quoi! Nous sommes charmées de s’être finalement rendues dans cette jungle bordée de la forêt luxuriante et de la mer bleutée et déchaînée. Pour le respect des tortues, il est strictement interdit de prendre des photos pendant la ponte. Même si nous avons arpenté les plages aux petites heures du matin à la recherche d’une tortue retardataire de l’aube, nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir. Tout de même, nous avons photographié leurs traces vers leurs endroits de ponte et diverses espèces sauvages de cette Terre Mère costaricaine.

LIBERIA ET LE PARC RINCON DE LA VIEJA

Liberia, superbe ville au nord-ouest du pays et endroit parfait pour faire une halte avant de mettre les pieds au parc du volcan Rincon de la vieja. D’ailleurs, en revenant du parc, Benito, le proprio de l’hôtel Liberia, nous a raconté la légende de la vieille princesse qui avait décidé de vivre dans la forêt du volcan de son plein gré. Assez intéressant. À Liberia, nous faisons la rencontre de Suzanne, une Allemande trilingue avec qui nous conversons en français dès les premières minutes. Elle comprend même nos blagues québécoises et notre langage parfois malarticulé. Ça alors, pas possible! Mais oui, Suzanne a étudié quelques années au Québec et pas de cachette à lui faire avec notre baragouinage: elle s’avère une as du décriptage du dialecte québécois! Ça alors, très fort! Elle nous épate. Suzanne passe donc deux journées en notre compagnie et vient explorer les fumeroles et les sources thermales et boueuses du parc avec nous. La promenade est intéressante et le paysage, surprenant.

PLAYA DEL COCO

Dernière escale pour les femmes en cavale! Jettons un coup d’oeil à ce qui se trame sur la côte Pacifique! Hé bien, après une petite balade en bus – et mon petit sac mystérieusement disparu par un voleur un peu trop curieux -, nous sommes arrivées dans cet Éden touristique pour se reposer avant le grand départ. Rien d’extraordinaire à signaler à del Coco, mais repose assuré. Les fêtards y trouveront leur compte, mais nous, moins. Bref, nous avons pu nous régaler de bonnes bouffes et de bons drinks avant de faire le plein d’énergie et de mettre le cap vers San José pour un retour éminent au Québec.

Finalement, le Costa Rica m’aura réellement suprise avec ses mille richesses. Il y en a pour tous les goûts: surf, parcs, volcans, fêtes, animaux, etc., dépendamment des intérêts des voyageurs. Rares seront les personnes qui ne pourront pas y trouver leur compte d’une quelconque manière, car le Costa Rica a tout pour séduire. Et en plus, il y a tellement d’endroits à visiter que, malgré notre course effrénée de 3 semaines, j’aurais encore une liste complète d’activités à faire et de beautés à voir dans cette terre cossue de trésors.

¡Pura vida!

– Karine

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