Guatemala – 2009

GUATEMALA CITY

Trois mousquetaires à l’abordage et deux pays à visiter! Deux filles, un gars, trois voyageurs et hop, le Guatemala et le Belize nous attendent à terrains ouverts! Un mois à passer en chicken bus à trotter en terre maya ou en sol afrocentroaméricain. Culture, rencontres, péripéties, tout y sera! Assitôt arrivés à Guatemala City, aussitôt repartis! En moins d’une heure, nous avions déniché taxi, gare et bus pour la destination soleil guatémaltèque – car il y en a peu -, c’est-à-dire Monterrico!

Les trois mousquetaires, blancs comme neige, parés à l’aventure…

MONTERRICO

Monterrico, nous voilà! Après l’avion, le premier chicken bus et la simili pyrogue en bois dans les Everglades guatémaltèques, nous arrivons au minuscule village de Monterrico aux maisons faites en toit de paille (important “détail” pour la suite des aventures). Baignade dans la mer dès la première soirée dans les tropiques latines! Et le lendemain, inlassés, nous réclamions encore les eaux opaques du Pacifique à cor et à cri! Les vagues étaient immenses et le sourire était de la partie jusqu’à temps que je me retourne vers le village et que je vois le restaurant principal être la proie de gigantesques flammes dans son toit de paille! Soudain sursaut! Notre petit hôtel en paille était à quelques mètres à peine du plus gros feu de mes yeux vus! Les gens pelletaient du sable et tentaient de brancher les tuyaux pour calmer les ardeurs capricieuses des flammes sadiques. Impuissante, je regardais le désastre du village, mais j’ai constaté qu’au moins, il ne semblait pas y avoir de tragédies humaines. Aussi ridicule que cela puisse paraître, les tuyaux ne se branchaient pas et l’eau dans les puits refusait de sortir, mais il y avait l’océan à peine dix mètres à côté! Vinyenne! Ça s’peux-tu? Les pompiers ont tardé à venir (quelques heures, oui, oui!), mais le feu continuait à progresser…vers notre hôtel, car les toits de paille du village sont presque tous reliés! Apeurés et complètement désemparés, nous nous sommes précipités à l’intérieur de la hutte-en-paille-qui-nous-servait-d’hôtel-presque-en-feu et nous avons fait nos bagages sur le champ! Puis, compte tenu de la calamité du village et de la venue des pompiers (enfin!), nous avons donc décidé qu’il serait préférable de quitter l’endroit.

ANTIGUA

La vieille ville d’Antigua est l’ancienne capitale du Royaume du Guatemala. Avec son architecture de style baroque, cette localité colorée réflète bien les traces de la colonisation des Espagnols pendant la Renaissance. Cette ville antique offre plein d’attraits touristiques tels que des randonnées dans les volcans avoisinants, de nombreuses écoles d’espagnol, des petites boutiques locales et des marchés et bien sûr, la visite de cette superbe ville bordée de montagnes. Plusieurs églises fort impressionnantes peuvent également être visitées. Silloner les rues d’Antigua est très agréable: les Guatémaltèques sont accueillants et sympathiques et le décor ancien nous transporte carrément dans une autre époque. Il y a de la magie à Antigua et beaucoup de plaisir à s’y balader. Ça vaut la peine de s’y arrêter quelques jours et c’est l’endroit idéal pour suivre des cours d’espagnol pendant un certain temps.

À Antigua, nous dormions dans un petit hôtel tenu par une famille. Les enfants y jouaient et celle petite fille, très curieuse, venait souvent nous voir. Elle était vraiment mignonne!

VOLCAN PACAYA

Non loin de la grandiose Antigua, le volcan Pacaya déploie son charme pour nous séduire également. Il va sans dire que ce volcan est plus qu’impressionnant avec ses coulées de lave figées et non figées! Culminant à  2552 mètres, le Pacaya est un volcan effectivement très actif comme vous pourrez le constater sur les photos. Ce volcan de type strombolien fait également partie d’un parc réglementé. Les terres autour du volcan sont très fertiles et les Guatémaltèques en profitent à souhait pour y pratiquer l’agriculture. La montée du volcan prend seulement quelques heures, mais à un certain niveau, les faibles mollets doivent s’abstenir ou plutôt, se renforcir pour parvenir au sommet! C’est que le sol est noir de cendres qui se désagrègent rapidement au contact de nos pieds. Quelques pas en position instable et hop, c’est une glissade en marche arrière de quelques pieds qui s’ensuit (mais en restant sur ses pieds le plus possible, souhaitons-le!). Malgré ces petits aléas, le point culminant de ce majestueux volcan en vaut la chandelle! En haut, il y a une vue imprenable sur les villages adjacents et d’autres volcans tels que le Fuego, le Acatenango et Agua. Des coulées de lave d’un rouge-orangé vif sortent continuellement du cratère et dégagent une chaleur de feu de camp. Justement, parlons de feu de camp, certains visiteurs sortent des morceaux de poulet et des saucisses afin de faire dorer leur snack du midi au-dessus du magma. Génial! Quelqu’un aurait-il des guimauves, j’ai le bâton! Vraiment, cette journée, passée au-dessus des nuages, fut inoubliable.

Quelqu’un a des guimauves? Un BBQ avec ça?


SAN PEDRO DE LA LAGUNA ET LE LAC ATITLÁN

Petit havre de paix touristique, San Pedro est l’un des lieux de repos de plusieurs voyages. Ce petit village entouré de trois volcans, San Pedro, Tolimán et Atitlán, offre culture maya, activités sportives, rencontres, fêtes, hamacs à foison, petits marchés locaux, cours d’espagnol, sources thermes et j’en passe! En plus, le lac Atitlán miroite de tout son bleu épatant et nous invite rapidement à y faire une baignade! Les Guatémaltèques s’y baignent à longueur de journée! Malheureusement, ce lac de haute altitude est aussi une lessive et un dépotoir à la fois. Nous y avons trouvé des objets louches et pas toujours catholiques pour ne nommer les pires tels que des condoms flottants ou des bobettes à je-ne-sais-qui. Malgré tout, lorsque le courant passe, l’eau redevient belle et nous oublions vite ces petits tracas et nous y replongeons.  Soyons zens et profitons de l’eau sous les hautes tropiques dans ce paysage pittoresque. Parlant d’eau et d’activités sportives! Bous y avons goûter et nous en avons profiter! Il y a avait de grands vents certains jours sur le lac Atitlán et nous en avons profité pour louer des kayaks ouverts, bien simples, pour explorer plus loin. Au cente du lac, nous avons bien ri en plein coeur de la tempête à vaincre les vagues à coup de pagaies et à surfer sur celles-ci pour retourner à bon port. C’était génial: le kayak de plaisance s’est rapidement transformé en kayak extrême et a fait de nous des navigateurs satisfaits pendant les journées de tempête. D’ailleurs, je crois que ces journées-là, nous étions les très bons clients des petites locations de kayak de l’endroit.

Coucher de soleil à San Pedro. Aucun trucage, aucune modification sur Photoshop et aucun OVNI en vue!

VOLCAN SAN PEDRO ET LA TÊTE D’INDIEN

Il fallait bien grimper le volcan San Pedro tant qu’à y être! Nous l’avons fait, mais nous sommes seulement allés à la plateforme d’observation du lac Atitlán, car les intestins de certains marcheurs parmi nos trois mousquetaires gazouillaient un peu. Toutefois, la vue était spectaculaire du haut de ce promontoire volcanique. Le San Pedro aura eu raison de nous avec ses 3 020 mètres, mais nous sommes parés à entreprendre l’ascension d’un autre volcan dès que l’occasion sera présente! La journée fut tout de même plaisante à jaser avec le guide et à prendre un peu de soleil après les caprices de la météo. Notre guide nous offre donc de se rendre, le lendemain, à la tête d’Indien située de l’autre côté du lac. Justement, il nous montra cette fameuse tête d’Indien couchée et façonnée naturellement par les pointes des montagnes autour du lac. Observez bien l’image suivante et dîtes-nous si nous avons hallucinés ou non cette journée-là!

Dernière prise du volcan San Pedro à partir de la tête d’Indien.

QUETZALTENANGO (XELA)

Certains affirment que la ville de Quetzaltenango est platonique, sans intérêt. Poutant, j’ai vraiment apprécié cette ville appelée aussi Xela. C’est la deuxième plus grande ville du Guatemala, mais elle n’a rien en commun avec la capitale de Guatemala City. À Xela, pour l’appeler par son petit nom, je sens et je vois encore la culture maya à mon grand plaisir, mais en ville. Plusieurs femmes sont habillées avec les costumes traditionnels très colorés. Peut-être que certains touristes dédaignent cette ville, car elle n’est pas très touristique, mais justement, c’est ce qui fait son cachet. C’est plaisant de se promener sans croiser une horde d’étrangers, d’extranjeros comme nous! De plus, cette ville est l’endroit tout désigné pour s’organiser un trek au volcan Santa Maria ou au volcan Tajumulco. Étant donné que le temps est restreint à passer au Guatemala, nous décidons d’opter pour le sommet le plus haut d’Amérique central, le volcan Tajumulco. Nous sommes bien excités d’y camper une nuit comparativment au volcan Santa Maria qui se grimpe en une seule journée. Bon choix, mauvais choix, coûte que coûte, nous fonçons droit dans cette épopée de randonnée volcanique!

VOLCAN TAJUMULCO

À l’aube, Antoine et moi sortons de l’hôtel de Xela et allons rejoindre deux Britanniques et un Mexicain pour la randonnée de deux jours sur le volcan Tajumulco éteint depuis belle lurette. Notre guide nous presse à partir: nous avons 4 heures de chicken bus pour arriver à destination! Et ne croyez-pas dormir facilement dans un chicken bus à moins d’être complètement vanés! Ce sont des autobus peinturés avec des couleurs et des formes attrayantes, mais n’ayant aucun confort puisqu’il s’agit de bus scolaires! Imaginez-vous en tape-cul pendant 4 heures avant d’entamer une ascension de quelques heures jusqu’au campement. La montée commence à environ  3 000 mètres d’altitude et l’altitude se fait déjà sentir à notre grand dam. Nous sommes psycholgiques prêts, mais nous ne sommes pas pourvus de grandes jambes comme les trois autres. Une chance que le guide est petit, fort sympathique et relax. Nous pouvons donc prendre notre temps. En chemin, nous croiserons des bergers et des vaches égardes ça et là sur le volcan qui meuglent subitement à nous faire sursauter d’un pied! C’est qu’elles sont cachées dans la forêt à broutter et que nous ne les voyions pas venir avec leur meuglement! En fin de journée, nous montons les tentes et le campement puis nous tentons de dénicher quelques morceaux de bois pour faire un feu. Il fait très humide, mais froid. Nous aurons besoin de la couverture de laine apportée de l’hôtel de Xela pour résister au froid pendant la nuit et faire peau neuve! Le lendemain matin, c’est à trois heures du mat que le guide nous lève pour franchir les derniers 200 mètres du sommet du volcan avant le lever du soleil. L’expérience est rude dans le noir…et l’attente de la première lueur du soleil levant aussi! En fait, elle n’arrivera pas lorsque nous étions là, à attendre, car le ciel était décidément trop couvert. Tout le groupe nous étions gelés, surtout ceux qui avait des petits ponchos qui virevoltaient au vent, pas de tuque et pas de mitaine. Quant à moi et Antoine, nous avions imperméable, bandeau, casquette et nous avions mis nos bas en guide de gants pour éviter l’éventuelle amputation. Le Guatemala, pays des tropiques? Pas du haut du Tajumulco! Apportez-vous du linge d’hiver et un bon coupe-vent, ça ne vous fera pas de tort! Mais le reste de la journée fut ensoleillée et puisque nous rendescendions, nous étions plus pénards et nous permettions d’admirer ce paysage bucolique. Admirez par vous-mêmes, le volcan Tajumulco et les alentours sont d’une sublimité!

 Moi et le guide en train de préparer le dîner la première journée de trek.

Antoine et le campement au volcan Tajumulco.

SEMUC CHAMPEY

La route entre Xela et Cobán n’est peut-être pas appelée la “route de la mort”, mais elle pourrait presque l’est, surtout après des pluies diluviennes qui ont engendré de nombreux glissements de terrain. À la mi-chemin, nous avons dû sortir du petit bus pour ensuite travers un chemin boueux dans lequel Marie-Christine et moi nous nous sommes plantées! Et que dire d’Antoine qui riait aux éclats en voyant cette scène! De l’autre côté du chemin boueux, nous avons dû attendre un autre bus qui ne pouvait traverser lui non plus, mais qui retournait à Cobán par la suite. Peu de temps après, nous étions assis dans un bus, puis dans une boîte de pick-up vers Semuc Champey. Cet endroit n’est pas situé dans les montagnes comme les autres destinations du Guatemala, mais bien dans la jungle luxuriante. À Semuc Champey, nous louons un bungalow rudimentaire près du parc où se trouvent les sentiers et les piscines naturelles. Le soir, c’est la tentative de tuerie d’araignées poilues dans la chambre d’un Allemand qui n’a pas de moustiquaire. Sans succès, pauvre lui. Quant à nous, heureusement, les fameux moustiquaires auront été très pratiques dans cette partie de notre aventure guatémaltèque! Le lendemain, c’est la baignade qui n’en finit plus aux piscines naturelles. Nous y plongeons, sautons, faisons des bombes et barbotons avec les petits poissons vivant dans ces eaux limpides. Nous irons même faire une courte randonnée du haut d’un cap qui surplombe les bassins d’eau où nous pouvons prendre de bonnes photos.

FLORES ET LES RUINES DE TIKAL

La ville de Flores est sur une île du Lac Petén et une chaussée de 500 m relie l’île à la terre ferme. Flores est l’endroit idéal pour préparer son excursion aux ruines maya de Tikal. Le coût de la vie y est plus cher qu’ailleurs au Guatemala et la ville est sans aucun doute plus touristique. Mais il y a plein de petites boutiques traditionnelles et de bons restaurants qui permettent de se relaxer un tantinet. Le lendemain, nous ne nous faisons pas prier pour nous lever tôt et attrapper l’un des premiers bus se rendant à l’un des plus grandes sites archéologiques de la civilisation maya: Tikal. Depuis 1979, ces ruines font également partie, tout comme la ville d’Antigua, du patrimoine mondial de l’Unesco. Et après avoir visité les divers temples qui y sont présents, je n’en ai aucun doute! Pour moi, Tikal est l’une des merveilles créées par l’être humain! La hauteur et la structure des temples sont tout simplement épatants! Certains temples sont accessibles et nous pouvons les monter, ce qui est fort agréable. À plus de 40 mètres de hauteur, j’en avais le vertige parfois!

Et d’ailleurs, Antoine a remarqué en regardant Star Wars 4 que Tikal était en fait la base ennemie Yavin!

Le Guatemala, pays de montagnes au look sud-américain est un endroit que j’ai adoré visiter. Les belles villes aux architectures colorées m’ont épatée et l’hospitalité et la chaleur du peuple guatémaltèque sont irréprochables! Du jamais vu auparavant! Ce sol maya abrite l’une des plus vieilles civilisations sur la Terre et offre des richesses incoutournables comme la culture, les volcans, la nourriture locale, les jungles, les montagnes, les villes, les animaux, etc. Le Guatemala vaut le détour, c’est un petit pays, mais unique en son genre en Amérique central.

– Karine

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