Népal – 2007

POKHARA

Après un mois de végétarisme, disons que le premier gros steak a bien passé au Népal! Nous sommes rendus dans la petite ville de Pokhara, un endroit très touristique où préparer son trek dans les montagnes de l’Annapurna ou pour reprendre du poil de bête après le retour du trek. Avant de partir pour le Annapurna Base Camp (ABC), je trouvais ce lieu sans intérêt et beaucoup trop fréquenté par les voyageurs. En revenant de la randonnée, ma vision avait totalement changée, j’étais prosternée à Pokhara attendant bonnes bouffes, bières et bon repos. Nous avons profité de l’endroit pour s’acheter quelques articles de plein air dont nous avions besoin pour amorcer le trek et pour trouver un guide. Nous avons aussi avironner sur un lac fort joli, le lac Phewa.

Le snack après le mois passé en Inde! Miam miam!

ANNAPURNA BASE CAMP (ABC)

Armés de notre sac à dos, de quelques morceaux de linge et de sommaires provisions, nous voilà partis vers les montagnes de l’Annapurna en bus avec notre guide, Khrisna. Lors des premières journées de trek, il faisait réellement très chaud! Le paysage était magnifique avec une vue imprenable sur les vallées et les sommets verdoyants. Nous croisions des animaux d’élevage et plein de paysans qui nous saluaient et nous souriaient. Leur accueil était vraiment chaleureux, nous nous sentions très bien. Dans les petits hôtels tenus par des familles et nichés dans les montagnes, l’air était bon et pur et la nourriture, exquise! Nous mangions des momos, du macaroni au fromage, de la soupe à l’oignon et le pain tibétain frit avec du sucre qui ressemble étrangement à la queue de castor québécoise! Un vrai délice quoique je ne crois pas que je mangerais cela le matin au Québec question de ne pas prendre 100 livres en quelques mois. Là c’était parfait, en bons randonneurs épuisés, nous avions besoin de lipides!

Mont Machapuchare, ou appelé Fishtail, est un endroit sacré au Népal et il est strictement interdit aux alpinistes de le grimper.

Les autres jours, nous nous adaptions lentement à l’altitude. J’avais un peu plus de difficulté à respirer que François et au bout de quatre jours de marche, il m’est arrivé quelque chose d’inhabituel: l’un de mes genoux a lâché! Il était complètement bloqué! Ça ne m’était jamais arrivé auparavant et depuis, même lors des longues randonnées, il ne m’a jamais lâché de nouveau. Grrrrrrrrrrr! Il fallait que ça arrive au Népal, le paradis de la randonnée, mais bon! C’est la vie faut croire! Disons que ça m’a prit tout mon petit change pour redescendre vers Pokhara les deux jours suivrants. Quant à notre arrivée au camp de base, c’était magique, car nous étions assez fatigués, surtout avec l’altitude, et que notre mission était accomplie! Le décor était tout simplement magnifique. Le soir, le spectacle des montagnes enneigées était grandiose et que dire du lendemain matin avec le soleil plombant sur les pics couverts de neige! Ces six jours passés dans les sentiers et dans les petits villages népalais m’auront tellement charmés! Malgré la douleur, des ampoules dues aux vieilles bottes – larguées gratos à un vendeur en revenant à Pokhara – et le genou défaillant, la randonnée a été mémorable, une expérience à répéter je l’espère. N’importe quand, je retournerais dans ce pays fabuleux y marcher et y déguster l’excellente nourriture locale! Et comme je l’ai dit plus haut, que dire de l’hospitalité des Népalais! Et les sherpas qui traînent des kilos incroyables de marchandises sur leur dos en marchant deux fois plus vite que nous! Épatant! Vivre l’Annapurna!


 KATMANDOU

Capitale du Népal et la plus grosse ville du pays – il faut dire que 87% de la population népalaise est rurale -, Katmandou est aussi un endroit très axé sur la culture. La plupart des habitants pratiquent l’hindouisme ou le bouddhisme. À Katmandu, nous avons visité le légendaire Dubar Square où il y a de multitudes temples hindous aux architectures fort impressionnantes. Il faut dire qu’à Katmandu, la culture “indienne” est très présente tandis que dans les montagnes, la culture est davantage “tibétaine”. Puis, nous avons aussi visité le temple bouddhiste Bodnath, patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un site assez touristique, mais très mystérieux, surtout avec le temple qui a un oeil peint dessus. Les gens marchent en rond autour du temple en priant. Bref, c’est le lieu idéal pour vivre un tantinet le bouddhisme tibétain. 

Temples hindous à Dubar Square à Katmandou.

 Le temple bouddhiste Bodnath.

Le Népal aura été une destination de rêve et encore aujourd’hui, je ne cesse de parler d’y retourner. Malgré que le Népal soit l’un des pays les plus pauvres sur la planète, au niveau économique, il est certainement l’un des plus riches en terme de régions sauvages, d’hospitalité et de simplicité du peuple. C’est un pays d’air frais, de bien-être, de découvertes et d’émerveillement. Katmandou offre une belle variété culturelle tandis que toutes les montagnes de l’Himalaya rendent des randonneurs les plus comblés sur cette Terre. Namaste!

– Karine

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