Bilan – Madagascar

Informations générales

Dates du séjour à Madagascar: 10 janvier 2012 au 22 février 2012

La République de Madagascar est une grand île située à l’est de l’Afrique. Étant une île sanctuaire possédant une flore et une faune endémiques, elle est souvent considérée comme le huitième continent de la Terre. La biodiversitié est très grande et le pays est connu pour ses caméléons colorés, ses lémuriens et ses baobabs géants.  Le climat de ce pays est assez varié de même que son relief. Les températures donc sont très changeantes d’une région à l’autre. Malheureusement, environ 85 % des forêts malgaches ont été coupées et cette grande déforestation créée plusieurs autres problèmes environnementaux que Madagascar ne peut surmonter seul. Par exemple, les parcs nationaux du pays sont gérés par des ONG étrangères. Quant à la politique malgache, c’est un vrai casse-tête qui illustre bien les problèmes du pays. Le gouvernement est en transition, mais gère mal le pays qui est assez désorganisé. La corruption est en cause, ce qui n’attirent plusieurs les ONG à venir s’installer pour aider la population.  La langue couramment parlée est le malgache qui descend des langues parlées au centre de l’Indonésie et aux Philippines. Toutefois, avec la colonisation français, beaucoup de Malgaches parlent le français qui est, avec le malgache, est l’une des deux langues officielles du pays. La monnaie du pays est l’ariary (AR).

L’ariary

Coups de coeur

– Les fascinants animaux endémiques du pays tels les lémuriens, les caméléons, etc.

– La beauté des paysages et leur variété.

Coups de gueule

– La grande pauvreté.

– La prostitution omniprésente dans les villes et les stations balnéaires.

– Les illogismes de la société malgache (incompréhension).

– La déforestation de 85 % du pays.

Contrastes culturels

–  Le mode de vie des Malgaches « mora mora » soit prendre son temps. Ils ne sont donc vraiment pas stressés.

–  Les gens vivent surtout en campagne et sont très familiaux.

– Le « système politique » est complètement défaillant voire absent. Le pays a de la difficulté à recevoir de l’aide internationale dû au manque de confiance.


Nos impressions

Les gens:

– Les Malgaches forment une nation très hétéroclite : au centre, les visages rappellent l’Indonésie tandis que sur le bord de la mer, les visages sont africains. Bien sûr, il y a beaucoup de métissage asiatique/africain.

– Les Malgaches sont des gens très souriants et pacifistes. Ils adorent nous aider et nous saluer au passage en criant « vaza » (étranger). Cela peut s’avérer assez irritant pour nous à la longue quoique ce geste ne soit pas méchant de leur part.

– Plusieurs Malgaches parlent très bien le français. L’anglais est rarement parlé.

– Les écarts sociaux sont très grands : les pauvres sont extrêmement pauvres et une minorité, souvent corrompue, est très riche.

– Ils sont familiaux : ils ont beaucoup d’enfants et s’occupent des aînés.

– Les Malgaches peuvent parfois nous sembler étranges puisque leur façon de penser et l’organisation de leur société sont vraiment à l’opposé du monde occidental. Il faut l’avouer, certains comportements nous ont fait grincer des dents à maintes reprises.

– Dans le cas où la négociation se pratique, elle est assez facile à Madagascar mis à part dans les stations d’autobus où les rabatteurs sont impitoyables.

La nourriture:

Nous avons mangé quelques fois la nourriture malgache comme le porc au manioc qui est délicieux. Il va sans dire que le zébu, boeuf à cornes du pays, est un vrai régal. Sinon, le riz blanc est mangé quotidiennement par les gens du pays.

Les moyens de transport:

Le moyen de transport principal est le taxi-brousse. Sur les routes principales, le taxi-brousse est une petite vanette tandis que sur les routes secondaires (en terre), le taxi-brousse est plutôt un gros camion de transport (10 routes). Ce dernier ressemble davantage à un véritable taxi de la brousse, en effet!

– Les rabatteurs de certaines stations d’autobus sont impitoyables. Ils harcèlent les touristes en leur proposant des prix parfois 5 fois plus cher. À chaque fois, nous avons essayé une nouvelle tactique pour s’en débarrasser: ignorance, négociation, demande polie de nous laisser tranquille et être vraiment fermes et bêtes. Aucune n’a fonctionné. Ils nous suivent jusqu’au guichet et essaient d’avoir leur part du gâteau sur nos billets! Lorsque nous les avions ignorés et que nous sommes montés dans un taxi-bus se rendant à la destination que nous voulions, ils sont montés à bord avec nous, nous ont exigé le paiement 5 fois plus cher du billet (même s’il faut payer au chauffeur qui n’a rien à voir avec eux) et finalement, ils ont enlevé nos sacs du toit du taxi-brousse et nous ont dit de descendre. Pendant tout ce temps, aucun Malgache de l’autobus ne s’en mêlaient: ils étaient terrifiés et mis sous silence par le rabatteur-escroc. Bref, il nous est arrivé cette histoire malchanceuse qu’une fois, mais il faut rester vigilants avec les rabatteurs. Le mieux est de les ignorer et de se rendre directement à un guichet pour acheter un billet.

La langue (communication) :

– La langue parlée est le malgache qui peut être légèrement différent selon les régions du pays.

– Plusieurs Malgaches parlent très bien le français. Ce sont souvent les plus âgés, car ils l’ont appris du temps de la colonisation française. Les jeunes qui vont à l’école parlent relativement le français selon les individus et le type d’école. Il y a plusieurs écoles de langue privées.

 Le logement :

– La plupart des chambres à Madagascar sont assez propres. Il n’y a pas tant de chambres très bon marché et moins « attirantes » disons.

– Près des plages, plusieurs endroits proposent des bungalows de tous les prix. En basse saison, les bungalows les plus rudimentaires étaient peu dispendieux.

– Quant aux Malgaches des hautes terres, ils habitent de coquettes maison faites à la main avec du bois et un recouvrement de terre rosée. Elles sont souvent deux étages.

– Les Malgaches qui habitent près de la mer ont souvent des maisons basiques faites en bois.

– Ceux qui résident en ville ont des appartements ou des maisons en béton.

L’habillement:

– En campagne, les gens portent des vêtements ordinaires – rien de typiquement africain -, mais souvent désuets compte tenu de leur situation.

– En ville, les gens s’habillent selon leur niveau de richesse. Rien à voir avec les modes occidentales on s’entend.

 Les toilettes :

– En ville, ce sont des toilettes occidentales tandis qu’en campagne, ce sont des latrines.

– En général, les toilettes sont non-payantes.

Budget

Une chambre: +/- 10 à 15 $ CAN pour deux personnes

Un repas: +/- 2 à 7 $ CAN selon l’endroit

Visa: 65 $ US. Visa de trois mois disponible à l’arrivée du pays sous forme d’étampe.

Budget quotidien: 35 $ CAN par personne

Décompte camping

13 nuits en camping

Nous avons dormi dans le Parc national Ranomafana (2 nuits), au Parc national d’Andringitra (2 nuits) et au magnifique camp Catta tout près (2 nuits). Puis, à Ranohira, nous avons dormi Chez Alice, un très bel endroit donnant une vue sur le parc (2 nuits), et dans le Parc national d’Isalo (1 nuit). À Mangily, nous avons posé notre tente au Relais Mangily, situé au village, sur du sable (2 nuits). Finalement, nous avons campé sur le bord du fleuve Tbsiribine sur le terrain d’une famille et dans un village (2 nuits).

Bilan de notre voyage à Madagascar

Madagascar est une île sanctuaire qui regorge d’espèces endémiques malheureusement en voie de disparition ou désormais disparues. Toutefois, les animaux qui y vivent encore sont complètement fascinants. Nous nous souviendrons toute notre vie des gentils lémuriens, de leurs sauts spéciaux et de leurs cris selon les espèces. Les caméléons nous ont aussi impressionnés et séduits. Malgré la déforestation – 85 % des forêts de l’île ont été coupées -, ce pays est d’une pure beauté. Les villages aux maisonnettes roses du centre du pays et les rizières sont très belles. Les forêts restantes sont sublimes. C’était un plaisir de s’y balader à la recherche d’animaux qui, en passant, ne sont pas dangereux partout sur l’île. Les Malgaches sont très souriants et n’hésitent pas à nous aider si nous en avons de besoin. Or, leur société, souvent désorganisée, nous a passé au tordeur plusieurs fois, car nous avions de la difficulté à comprendre l’incompréhensible. Plusieurs situations et comportements nous paraissaient dénués de logique. La pauvreté criante nous a aussi fait mal au cœur : nous nous sentions impuissants. Tout compte fait, malgré les émotions antagonistes vécues pendant ce séjour hors du commun à Madagascar, ce pays nous a laissé des souvenirs indélébiles et nous conseillons aux aventuriers intrépides de s’y lancer. À cheval entre une culture africaine et asiatique, Madagascar est un monde à part qu’il faut goûter, voir, sentir…pour essayer de comprendre et d’en profiter pleinement.

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