Puerto Natales

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Mis en ligne le18 Avr 2012 dans 15-Chili

Bienvenidos a Chile!

Après une rude épreuve d’escales-vols d’avion de 30 heures, nous voilà de l’autre côté de l’océan Pacifique en Patagonie au Chili. Méchant contraste! Nous atterrissons à Punta Arenas, la ville la plus au sud du Chili et l’une des plus australes du monde. Nous sommes sur le bord du détroit de Magellan en Antarctique chilien. Il pleut, il fait froid, il y a de la boue partout et de beaux chiens errants. Les hommes de la voirie enlèvent à grands coups de pelle les trous de bouette omniprésents qui obstruent les rues et éclaboussent à coup sûr les piétons. Malgré tout, l’accueil des Chiliens est sympathique et nous aimons le côté froid et patagonien de cette Amérique du Sud encore mystérieuse pour nous.

Un lever de soleil digne de la renommée patagonienne. Ça commence plutôt bien.

Après deux nuits de remise en selle – nous étions sur le gros décalage horaire -, nous revoici pimpants d’énergie et nous nous remettons sur la trotte vers Puerto Natales. Rendus là, nous trouverons un hôtel fort agréable, le Dumestre, tenu par Ruben et sa femme Jovina. Le foyer familial nous plaît bien ainsi que la cuisine éclairée qui nous fait penser à un bon vieux chalet convivial. Nous faisons également connaissance avec l’homme à tout faire, José, un bon et petit gaillard à l’humour bon enfant plaisant à côtoyer. Il est patient, ce qui nous permet de pratiquer allègrement notre espagnol en conversant avec lui.

José boit plusieurs tasses de maté par jour ainsi que cinq cafés. Nous comprenons assez vite d’où vient cette belle énergie de ce petit bout d’homme. Rapidement, François se mettra au maté et sirotera tranquilo son infusion tel un Argentin ou un Chilien du Sud.

Dans cet hôtel, nous rencontrons aussi John, un Australien d’une cinquantaine d’années plein d’humour qui ne sait plus trop depuis combien de temps il voyage. D’ailleurs, ça fait déjà plus d’un mois qu’il a élu domicile dans cette maison familiale pour pratiquer l’espagnol et la guitare. Et les sites touristiques, il n’en a rien à battre même si l’un des plus beaux parcs au monde est situé à une centaine de kilomètres de la ville. C’est à tout comprendre et à n’y rien comprendre en même temps!

Tout compte fait, la journée où nous étions supposés partir, il y a eu une méchante tempête de pluie et de vent à en arracher la toiture de la maison. Avec le froid par-dessus le marché, nous avons remis en question notre départ pour le Parc national Torres del Paine. Puis, nous avons regardé les prévisions métérologiques pour les prochains jours en souhaitant que le beau temps se mette de la partie. Difficile de planifier une longue randonnée avec des prévisions si hasardeuses. Mais bon, nous avons décidé d’attendre que le soleil revienne. En attendant une température plus clémente, nous nous sommes relaxés à l’hôtel. Par un bel après-midi d’éclaircies, je me suis promenée sur le bord de la mer pour admirer le magnifique paysage de montagnes. Puerto Natales est une petite ville charmante et c’est un plaisir de s’y promener, surtout hors saison lorsque les touristes n’affluent pas.

Des étudiantes chiliennes au retour de l’école.

En souhaitant que le soleil soit au rendez-vous pour les prochains jours!

– Karine

À VOIR: Album photos de Puerto Natales


6 commentaires

  1. Maryse et Dany

    Bon séjour en Patagonie! La température n’est pas toujours clémente, je vous souhaite du beau temps:)

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    • Merci les grands grands voyageurs!
      On a vraiment été chanceux, autant du soleil aux Torres qu’à Fitz Roy, ce qui est rare à cette saison. On ne s’en plaindra pas.
      J’ai regardé votre site, une mine d’or, pour les prochaines destinations. Il y en a tellement des intéressantes, mais on ne sera pas assez longtemps dans ces pays…
      On part sur le pouce d’El Chalten, une bus par semaine à un prix de fou juste mercredi, on passera notre tour! 😉
      Bonne fin de week-end!
      Karine

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  2. soleilmc@hotmail.com

    Bonjour les deux grands aventuriers… Encore de très belles photos… Je prépare la prochaine sortie du Club de plein air… Merci pour la carte postale.
    Sébastien

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  3. Al

    Un maté à votre santé les lovers!

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  4. François Matte alias les bobettes gonflées pâteuses

    Yo les voyageurs!

    J’ai reçu ta carte postale la semaine dernière, celle de la N-Z. Je crois que ça a pris un peu plus de temps que prévu puisque quelques koalas se sont noyés pendant la traversée du Pacifique. Ça brasse dans le Pacifique, ne l’oublions pas.

    Nom d’un pâté crémeux en poudre! J’ai terminé un de mes cours par correspondance hier. J’ai une tite envie de festoyer mais il m’en reste un autre à terminer avant de m’ouvrir 2-3 Labatt 50 tablette.

    Et n’oubliez jamais ça : un ouaouaron complètement écrapou qui mange du pâté ouaouaronne toujours moins qu’un ouaouaron à demi-écrapou qui ne mange pas de pâté. Imaginez maintenant si le ouaouaron n’était pas en train de ouaouaronner de façon pâteuse lorsqu’il se fait écrapoutre à cause de son ouaouaronnage pâteux! St-Cochrane, saint de la lâcheté, de la procrastination et de la mollesse extrême, priez pour nous!

    À betôt mes vous-autres!!

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    • Yo le Saint-Cochrane!
      J’ai presque fait une crise cardiaque en me rappelant l’individu et ses bobettes gonflées (une chance que je ne les ai pas vues), mais une chose est aussi sûre, c’est que son speech avait tellement de charisme dans le cours de PED que là aussi, j’ai été prête de la crise cardiaque. Bref, tout ça pour te dire qu’on aime te lire sur le blog et par email et que bientôt j’irai m’évacher sur ton sofa!
      Sous peu une bonne 50 tablette.
      Adios!

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