Parc national de Hell’s Gate

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Mis en ligne le05 Jan 2012 dans 11-Kenya

Salama!

De retour au pays du roi lion!

Notre aventure safarienne à Masai Mara s’est déroulée comme sur des roulettes nonobstant l’incident du retour en fourgonnette. J’étais assise tranquillement sur mon banc, lorsqu’une pétarade a retenti au débotté! Une roche a percuté ma fenêtre! Ce fut un coup d’éclats de vitre, heureusement pas trop coupants, qui m’a heurté de plein fouet. Vlang! Tout le monde a eu plus de peur que de mal et malgré quelques légères coupures, tous s’en sont sortis indemnes. Ce jour-là, j’ai remercié intérieurement l’inventeur des vitres qui n’éclatent pas en mille morceaux tranchants. Deux enfants kenyans sont allés voir notre conducteur et lui ont raconté qu’ils avaient vu un autre gamin lancer une grosse roche sur le minibus. Vérité? Chimère? Mensonge? Culpabilité? Altruisme? Nous ne le saurons jamais véritablement, mais au moins, tous les passagers avaient tous leurs membres et c’est ce qui comptait.

Revenons à nos girafes.

Même après les beautés du parc de Masai Mara, nous sommes toujours aussi fébriles à l’idée d’apercevoir les animaux. Et le parc de Hell’s Gate est l’endroit idéal pour se faire, car il peut être visité en Jeep, à pied et aussi en vélo. Génial! Aussitôt dit, aussitôt fait, nous avions loué des vieilles bécanes tous-terrains prêtes à affronter les pistes du parc!

Et c’est parti!

Nous partons très tôt le matin pour s’assurer de rencontrer des animaux. Les paysages du parc nous impressionnent dès que nous y posons la roue : d’immenses falaises nous entourent et de vastes étendues vertes. Déjà, nous pouvons observer de petits troupeaux de gazelles, des zèbres épars et des parents phacochères courant à toute vitesse suivis de leurs petits faisant des bonds. Wow! L’ambiance est complément féérique, nous en avons déjà plein la vue et bavons presque sur notre vélo. Le rêve de l’observateur faunique!

Et pas besoin de camouflage! Les animaux sont relativement dociles et se laissent approcher. Bon, ils mettent leurs limites, mais c’est normal. Nous découvrons un grand troupeau de zèbres s’abreuvant dans un bassin. Nous garons nos vélos et nous nous approchons doucement de ces fascinantes bêtes. C’est la folie furieuse à l’abreuvoir! Les zèbres se tiraillent comme de vrais gamins! « J’te mords l’oreille par-ci, j’te donne un coup de patte par-là, et puis, deux bons coups de sabots sur la marboulette de l’autre! Vas-tu te tasser cibole! C’t’à mon tour! » C’est à se demander si l’activité de s’abreuver est plus dangereuse que le guet du lion pour les zèbres. Et difficile à dire si certains d’entre eux ont des yeux au beurre noir avec toutes ces magnifiques lignes. Peu importe, ils sont beaux, mais littéralement sauvages ces petits, rien à voir avec les chevaux!

Peu de temps après, ce sont les girafes et leurs petits qui arrivent à grandes enjambées près du bassin. Avec leur costume époustouflant, on dirait qu’elles attendent patiemment de se faire inviter à boire par les zèbres…ou peut-être qu’ils arrêtent de se battre comme de vrais nigauds. Les phacochères épiaient la totalité du clan et se demandaient bien s’il y avait un petit trou pour eux. Puis, le buffle est arrivé avec son air mal léché et rosse. Il ronchonnait autour des autres animaux en tenant d’accéder à l’eau. Soudain, il lui prit une crise de violence et il décida d’envoyer paître les autres compagnons de la savane dans tous les sens du terme! Tête baissée et cornes fourchues renversées, il fonça droit sur le troupeau de zèbres sans crier gare. Apeurés, les zèbres se sont évidemment sauvés et les girafes, pétrifiées, n’ont pas bougé d’un poil. Je ne vous parlerai même pas de la réaction des phacochères! Tant qu’à nous, nous avons rapidement pris nos jambes à notre cou en se dirigeant vers nos vélos qui nous attendaient plus loin.

Le cycliste fou brac devant le volcan Longonot! Vous le connaissez peut-être?

Sur l’heure du midi, nous sommes allés visiter le canyon de l’endroit pour ensuite tenter notre chance sur la Buffalo road d’une quinzaine de kilomètres de gravelle et de trous. Nous avons pu observer encore différents animaux, mais aucun buffle à l’horizon. Par contre, la route montait en 45° un méchant bout de temps avant d’atteindre un point de vue sur un volcan et sur le lac Naivasha.

Pour y arriver, je vous confesse ne pas avoir utilisé un langage toujours catholique, car la côte nous narguait sous la canicule de fin d’après-midi. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris toute la signification du nom du parc, les « Hell’s Gate »!

Malgré tout, la journée a été mémorable et j’ai immédiatement oublié tout tracas en m’écriant tel un Kenyan : Hakuna Matata!

Kwaheri! Bye les Zoulous!  

On se revoit à la prochaine bamboula!

– Kawine d’Africa

À VOIR: Album photo des Hell’s Gate


6 commentaires

  1. David Lacroix

    J’ajouterais même un Wow de plus !

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    • Et moi, je te rajouterais bien UNE BONNE ANNÉE plein de surprises! 🙂

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  2. Diane

    Quelle aventure! Dire qu’en ce moment vous voler vers Madagascar ou vous attendent d’autres péripéties et d’autres belles rencontres. Et nous bien tranquille, au chaud dans nos chaumières nul besoin de grimper ou de se faire aller les mollets pour participer en parti à votre merveilleuse épopée. Merci à vous deux. Selon votre sondage Madagascar est une des régions qui arrivent en tête de liste de vos fervents admirateurs. Wow! des belles chroniques en perspectives. Pour aujourd’hui je vous souhaite une bonne envolée et un doux atterrissage aux pays des Malgaches. xxx Mom

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  3. richard

    wow!
    Bonne année 2012!

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    • Tiens, tiens! Salut Richard!
      Bien intéressant d’avoir de tes nouvelles. J’espère que tu t’es bien reposé en famille et au Saguenay.
      Bonne année 2012 et au plaisir d’avoir d’autres nouvelles!
      Karine 😉

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  4. Louis

    Wow c’est donc bien génial de pouvoir se promener dans le parc à vélo! J’imagine que ça veut dire qu’il n’y avait pas de filous félins? C’est vraiment un beau décor en tout cas, même s’il a eu l’air de plomber ce soleil.. Bon vol aujourd’hui!

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