Oulan-Bator

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Mis en ligne le03 Août 2011 dans 02-Mongolie

Salutations aux lecteurs des chroniques mongoles!

Charmant pays la Mongolie! Méchant contraste avec la Chine. Quand on passe d’un des pays les plus densément peuplé à celui le moins peuplé, y’a de quoi être assez déstabilisés.  C’est ce qui nous est arrivés, mais c’était toutefois une assez agréable déstabilisation, car nous retrouvions les espaces verts tant chéris qui nous manquaient vraiment.

Oh là! Gare à vous! L’entrée en Mongolie n’a pas été un compte de fée (malgré que ça aurait pu être pire.) Laissez-moi vous raconter.

Depuis Xi’an en Chine, nous avions pris un beau sleeper de nuit de luxe pour se rendre en Mongolie intérieure, une province autonome de Chine. Le but était d’attraper le train provenant de Beijing pour se rendre en Mongolie. Mais à Hohhot, tout ce que nous avons pu comprendre (pendant 2 jours) des instructions données en mandarin par la fille de la gare, c’était de revenir le lendemain. Après deux jours, nous n’avons toujours pas de billets vers les plaines mongoles. Légèrement exaspérés, nous avons décidé de prendre le prochain bus pour se rendre à la frontière chinoise/mongole, c’est-à-dire à la ville d’Erlian. Après 8 heures de route vers ce qui nous semblait nulle part et une séance de “poussage” de bus étouffé par le sable pour le faire démarrer sur la compression, nous sommes arrivés dans la sympathique et peu peuplée ville d’Erlian. Oui, ça existe encore  des villes peu peuplées en Chine!

Le lendemain matin, j’étais en file pour acheter les billets de train. C’est là que nous avons rencontré les 2 seules autres blanches de la ville – ou presque-, Camille, une Française et Maude, une Belge, qui retournaient en Mongolie après avoir renouvelé leur visa. Elles nous parleront de leur expérience mongole et leurs précieux conseils nous aideront à comprendre les mœurs du pays avant de s’y lancer. Nous avons attendu deux heures en file pour obtenir des billets mais la plupart des gens ne respectaient pas la file! Des colosses chinois et mongols dépassaient et poussaient pour passer avant tout le monde avec des piles d’au moins 10 passeports! Nous nous serions cru dans un trash heavy metal par moment… et nous avions une peur bleue de ne pas avoir de place dans le train, car le prochain était quatre jours plus tard. Galère!

Heureusement, nous avons survécu an trash et nous avons eu nos billets! Yahoo!

Arrivés à Oulan-Bator ou Ulaanbaatar, peu importe, cette ville mongole et peu accueillante et signifie le “héros rouge”. Où est-il? Partout! Depuis des lustres, les Mongols idolâtrent Gengis Khan, le père de leur nation, empereur et grand guerrier du 12e et 13e siècle. Il est partout, c’est incroyable! En figurine, en statue, dans les restaurants, noms d’édifices, peinturé sur les thermos, dessiné sur une bouteille de vodka, etc. Je ne crois pas que ça serait le cas de Stephen Harper au Québec! Ha ha! De plus, nous remarquons qu’il y a une nette différence physique et culturelle entre les Chinois et les Mongols. Nous qui nous attendions à un peuple presque barbare et sanguinaire – bon, un peu cliché -, nous sommes surpris de constater que les Mongols sont assez discrets et ne parlent pas très fort. Bon, leur langue – évidemment le mongol, est plutôt difficile à apprendre étant donné le nombre inimaginable de sons sortant tout droit de la gorge tels que des “Gr”, “ilt”, kht”, kgh”, “övl”, bah, et j’en passe! Ils sont plutôt comiques à écouter. En plus, il y a deux sortes d’écriture en Mongolie: le script cyrillique (un peu à la russe) et le script mongol (un peu à l’arabe, mais en vertical). Physiquement, les Mongols sont pus grands et colosses que les Chinois. Leur eau est plus foncée et leur nez est plutôt droit! Il y a une nette évidence entre un Chinois et un Mongol même s’ils ont des yeux bridés!

Revenons en ville.

Arrivés en train à Oulan-Bator, ville ô ma foi très poussiéreuse, en pleine saison touristique (quoique pas tant de touristes en Mongolie, la plupart étant francophone), nous n’avions pas réservé de guest house. Et tous ceux que nous allions voir étaient pleins. Qui a marché la ville de long en large, reconnue pour ses nombreux pickpockets sans pitié, avec leur gros sac à dos pendant 5 h sous le gros soleil? Et bien voilà, vous connaissez probablement la réponse! Écoutez, nous avions même réservé l’après-midi même un guest house sur hostelworld.com qui n’existait pas! Fallait le faire! Comble de misère, nous avons appelé au guest house Ciel Mongol qui avait finalement deux places. Heureux dénouement, finalement! Cela mit en quelque sorte fin à notre aventure oulan-batorienne qui n’en finissait plus!

À Ciel Mongol, nous retrouverons Camille, mais également Maude, la Belge, avec laquelle nous visiterons le marché noir de la ville. Nous rencontrons aussi deux Suisse français, drôles et sympathiques, Cyril et Valentin, qui étaient à la fin de leur périple en Mongolie. Eux aussi nous parlerons de toutes sortes d’histoires loufoques à propos de ce pays mystérieux. Avec eux et Maude, nous assistons à un spectacle de musique, de danse, de contorsionnisme et de chant de gorge mongole. Assez spécial! Allez voir notre section vidéos pour le vivre.

Karine et François à côté d’un “morin khuur”, un instrument de musique mongol. Derrière, des cadres avec des scripts mongols.

Tout compte fait, malgré qu’Oulan-Bator ne soit pas la ville la plus resplendissante, nous y trouvons une grande variété d’excellents restaurants et nous y ferons de belles rencontres. Vous savez que dans cette ville les gens vivent à retardement? La ville se réveille vers 10 h et se couche bien au-delà de 22 h! Il n’y a pas de McDonald’s en Mongolie, ce qui est assez rare avec la mondialisation. Probablement qu’on retrouverait de la viande de mouton dedans si c’était le cas! Dans ce pays plutôt aride, mais au climat froid, il y a présence de voitures aux volants des deux côtés – certaines l’ont à gauche et d’autres, à droite -, du jamais vu! En plus, pas moyen de trouver un taxi identifié dans cette ville! Qui travaillent comme chauffeur de taxi? N’importe qui! Il faut agiter la main sur le bord du chemin et quelqu’un s’arrête et se transforme en chauffeur! Incroyable, mais vrai! Alors, ça nous a pris un délai avant de comprendre comme trouver un taxi!

Mais, ce qui est vraiment bien aussi à Oulan-Bator, c’est qu’il y a la douche et c’est l’évènement du siècle lorsque nous sortons des steppes et que nous puons le “soin-soin” de yak et le cheval! Il y a quand même des cotés positifs à cette ville sans grand intérêt!

– Karine


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