Hello guys!
Ça va au bercail? Vous êtes bien assis sur vos lauriers pour lire cette chronique? Je vous le souhaite, car il pourrait vraisemblablement vous faire tomber en bas de votre chaise! Avis à tous, les images qui peuvent suivre pourraient causer jubilation, extase voire psychose optique. Tenez-vous bien, on se lance!
Nous sommes à nos premiers pas sur l’île du Nord, toujours au pays des Kiwis. Et nous ne commençons pas le périple avec de la p’tite bière, ça non! Nous allons dans une zone volcanique au très populaire Parc national Tongariro au pays du Seigneur des anneaux, endroit où a été tourné certaines scènes du film. Très âgé, ce parc fut fondé en 1887 et il s’avère le tout premier parc de la Nouvelle-Zélande et le quatrième à avoir été créé dans le monde. Il est également le premier parc à avoir été inscrit comme parc naturel au patrimoine mondial de l’Unesco. Alors, ça vous donne une idée de son importance, de sa beauté incomparable?
Le sentier le plus convoité par les touristes est le Tongariro Alpine Crossing, ce qui nous intéresse, mais que nous combinerons avec une randonnée plus longue soit la Tongariro Northern Circuit qui dure 3 jours pour un total de 50 kilomètres.
La première journée du trek est consacrée au Tongariro Alpine Crossing qui va nous en mettre plein la vue. Le ciel est relativement dégagé, ce qui nous permet d’admirer l’impressionnant cône du volcan Ngauruhoe. D’ailleurs, nous décidons d’y faire une grimpette pour observer la vue panoramique des environs à partir du cratère dont nous ferons le tour. L’ascension était ardue pour la patate, mais nous avons persisté malgré la pente très abrupte. Une chance puisque la vue du haut des 2 287 mètres nous en a donné pour toutes les sueurs de notre front! Un vrai charme!
Les dernières éruptions du volcan Ngauruhoe, âgé d’environ 2 500 ans, remontent à 1949 et 1975. Et e n’est pas de la frime! Attention aux tremblements de terre si vous ne voulez pas surfer sur une coulée de lave!
Puis, la balade nous amène vers le cratère rouge, complètement renversant. Ses couleurs épatent notre œil. Il va sans dire que nous sommes dans un monde hostile, mais épatant.
Quelques minutes plus tard, une autre vue inouïe s’offre à nous: trois lacs émeraude. Le lieu est tellement spectaculaire que nous y resterons jusqu’au coucher de soleil avant de gagner la Ketetahi hut.
Le lendemain matin, une autre grande marche nous attend. Bien sûr, nous avions planifié notre itinéraire pour passer de nouveau aux lacs. Sous le soleil matinal, ils étaient aussi beaux que la veille quoique différents avec l’éclairage. Rien à se plaindre.
Ensuite, nous poursuivons notre route vers une immense vallée de cendres noires où la végétation alpine a réussi à se tailler une place malgré tout. Les couleurs d’automne sont arrivées et les bouquets de plantes enjolivent le rude paysage volcanique. Toutefois, le cône du volcan Ngauruhoe se dissimule rapidement sous d’épais nuages.
La troisième journée s’avère encore tout un défi. Nous avons presque 20 kilomètres à marcher pour finir la boucle du Tongariro Northern Circuit. La flore est toujours aussi rabougrie et le Mordor a décidé, encore une fois, de se cacher derrière un couvert nuageux opaque. Pas de chance de ce côté-là mais, nous retroussons nos manches et partons très tôt pour éviter une éventuelle tempête de vent et de pluie annoncée par le warden de la Waihohonue hut où nous avions campé. Une chance, car des rafales de vent à nous arracher la moumoute du crâne soufflaient intensément tandis que la pluie gelée nous talonnaient jusqu’à l’arrivée. Nous sommes allés rapidement voir le lac turquoise Lower Tama, mais nous avons renoncé au Upper Tama qui aurait fait en sorte que la pluie nous aurait rattrapés de plein fouet.
La Tongariro Northern Circuit a vraiment été un beau défi physique et nous a rappelé les paysages nordiques du Québec, ce qui est quand même plaisant.
Et maintenant, vous croyez que je vais vous laissez partir comme ça tout bonnement? Hé bien non, car c’est loin d’être fini. Nous vous avons réservé toute une S-U-R-P-R-I-S-E! Tadam!
Cette surprise, nous l’avons eue également. Une très belle surprise.
Louis, le frère de François qui travaille présentement en Australie, a décidé de traverser la mer de Tasman pour venir nous rejoindre pendant le congé de Pâques. Yahoo! Un membre de la famille, une plaisante compagnie, quoi de mieux pour requinquer le moral des troupes?
Louis en Nouvelle-Zélande? Wow! François et moi avons pensé la même chose : il doit voir le monde mystique du Parc national de Tongariro. Nous l’amenons donc avec nous sans nous plaindre d’une deuxième visite de ce majestueux endroit. Nous sommes vraiment contents d’y retourner, mais nous décidons de marcher seulement le sentier du Tongariro Alpine Crossing qui est de loin le plus impressionnant.
Avant de débuter cette expédition, j’ai omis de vous présenter notre nouvelle bagnole à quatre roues pour l’île du Nord, soit la belle Charlotte, une Mazda familia 2000.
Karine et Charlotte devant le volcan Ruapehu le plus haut de l’île du Nord. Seulement au siècle dernier, celui-ci a fait éruption à maintes reprises dont la dernière qui remonte en 1997.
En tout début de journée, les hommes montent rapidement le volcan Ngauruhoe munis de leurs cannes d’athlète. Quant à moi, j’irai les rejoindre au pied de ce monstre sur l’heure du dîner. Puis, nous nous lancerons à l’assaut du cratère rouge et des magnifiques lacs émeraude, toujours aussi sublimes. Les gars en profiteront pour jouer au baseball avec des bâtons de marche et une bonne grosse roche volcanique. Pourquoi pas?
La journée s’achèvera avec un coucher de soleil spectaculaire et une fin de randonnée nocturne à la frontale jusqu’au stationnement Ketetahi où nous quémanderons un transport à un Français sur place. Ce gentil homme ira porter François jusqu’à Charlotte ainsi que 3 autres touristes faisant du « stop » comme nous pour regagner leur voiture. Le Français pouvait presque se lancer en buiness de navette à touristes tant qu’à y être, mais nous demandera tout simplement de donner au suivant!
Cette randonnée aura été des plus extraordinaires d’autant plus qu’elle était égayée par la présence de Louis qui nous a grandement fait du bien. Un sourire connu, une blague entre frères, des histoires plein la bouche, voilà une belle retrouvaille dont nous sommes très heureux.
Les baguettes n’ont pas arrêté de se faire aller comme on dit!
Joyeuses Pâques d’automne!
- Karine

























Heure d'Argentine



