16-Argentine

Buenos Aires

Mis en ligne le 21 Mai 2012 — par Karine
Category 16-Argentine

Holà a todos!

Hé oui, un autre chapitre se ferme sur les chroniques du vaste monde : l’Argentine. Nous terminons les péripéties argentines par la grande métropole de Buenos Aires, toujours accompagnés de nos deux compatriotes québécois. Nous avons pris un autobus de nuit et nous sommes arrivés dans la grande ville l’œil cerné. Aussitôt sortis du terminal de bus, les histoires d’arnaque ont commencé. Un homme s’est approché de François pour lui demander des indications sur une carte touristique. Comme si nous, chargés en mulet et ayant vraisemblablement l’air de touristes, nous étions en mesure de lui fournir des informations sur la grande Buenos Aires. François a rapidement douté des intentions peu scrupuleuses du dit homme perdu et l’a ignoré. Une fois rendus dans le taxi, le chauffeur n’a pas tardé à nous faire remarquer que nous avions affaire à une bande de voleurs. Nous l’avons échappé belle!

Puis, les histoires insolites de canaillerie se sont poursuivies lorsque le taxi nous a déposés près de notre hostel. Quelques secondes après qu’il soit parti, François a reçu sur son sac et sa chemise une substance infecte brunâtre qui sentait le vinaigre. Une fille l’a approché sur-le-champ et lui a offert de l’aider à se nettoyer avec un mouchoir. Elle lui a aussi proposé de prendre ses sacs pour se faire. Encore une fois, François a soupçonné les intentions, probablement véreuses, de la fille et lui a tourné le dos. Manu s’est rendu compte de la situation et a tenté d’aider François, mais un gars l’a immédiatement abordé en lui demandant de l’information avec une carte pour faire diversion. Encore le même stratagème! Étant donné que les gars ont fait fi des malotrus, ceux-ci ont décidé de filer rapidement dans une voiture qui les attendait. Encore une fois, nous l’avons échappé belle et nous avons évité un éventuel vol de sacs. Fiouf!

Bref, après toutes ces expériences funambulesques, nous étions moulus de fatigue. Pour tenter de nous remettre sur le piton, nous sommes allés dîner, encore un peu sous le choc d’avoir croisé sur notre chemin autant de truands en si peu de temps. Mais bon, tous étaient sains et saufs et c’est ce qui était le plus important. Disons que notre arrivée à Buenos Aires ne nous a pas laissés indifférents et que nous étions fin prêts à déjouer les bandits au cours des prochains jours. Le soir, un bon asado (BBQ argentin) à volonté était le bienvenu dans notre estomac affamé. Perfecto après cette satanée journée!

Le lendemain, nous voulions nous diriger vers la Plaza de Mayo, mais nous avons pris malencontreusement le chemin opposé pour nous retrouver dans le quartier peu recommandable de La Boca. C’est un endroit garni de bandits qu’il faut éviter selon les Argentins qui, plus souvent qu’autrement, l’évitent eux-mêmes. Plusieurs policiers étaient postés au coin des rues. Une chance que nous étions le matin et qu’il n’y avait pas grand monde. En voyant les poubelles traînées et le tas de graffitis et de dessins sur les murs des bâtiments, nous nous sommes doutés que nous n’avions pas pris le bon chemin. Allez, ouste, nous avons aussitôt fiché le camp après avoir pris quelques photos.

En après-midi, nous ferons une deuxième tentative pour voir la Plaza de Mayo et elle sera fructueuse. Toutefois, l’édifice gouvernemental qui était devant nous (que nous avons baptisé le « palais de Christina ») nous faisait étrangement pensé à La Boca par son nombre de graffitis. Sur le chemin du retour, nous avons écouté un petit spectacle de musique d’un band de rue et avons observé les prouesses d’un couple s’adonnant au tango. Buenos Aires est peut-être un peu dangereuse et sale, mais elle est aussi animée et garnie d’intellectuels et d’artistes. D’homosexuels aussi. Vous saviez que Buenos Aires est l’une des villes du monde qui comptent le plus de gais et lesbiennes? Hé bien, nous avant, nous ne le savions pas.

Le dernier jour passé avec nos amis a été plaisant. Sans être en amour avec Buenos Aires, nous commencions à l’accepter, à la dompter. C’était dimanche et dans notre quartier, le San Telmo, avait lieu le grand marché artisanal de Belgrano. Il y avait toutes sortes d’artisanat. De toute beauté! Sans contredit, les Argentins ont vraiment bon goût et un sens artistique très développé, il faut leur donner ça. Nous avons glané, de kiosque en kiosque, à la recherche de perles artisanales à rapporter au Québec. Dans les rues achalandées, plusieurs se donnaient en spectacle pour récolter quelques pesos : mime, marionnettiste, musicien, comédien, etc. L’expérience de marché argentin a vraiment été agréable.

Le soir, nous avons salué une dernière fois Manu et Marie qui prenaient leur avion de nuit pour retourner au Québec. Nous avons passé de bons moments avec vous, des souvenirs plein la tête! Nous nous reverrons certainement bientôt au Québec autour d’un bon vin Malbec et d’un steak milanesa. Hihihihi! Parlez-en à Manu, il en raffole!

Hasta luego chers amis, bon retour en famille!

– Karine (et François qui tient à vous saluer)

A VOIR: Album photo de Buenos Aires

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