16-Argentine

Parc national Iguazú

Mis en ligne le 18 Mai 2012 — par Francois
Category 16-Argentine

Rebonjour au pays de Mafalda et Felipe,

Como van?

Nous sommes de retour dans la province de Missiones qui est située aux frontières du Paraguay, du Brésil et de l’Argentine. La ville de Puerto Iguazu est agréable: il y pousse des oranges, des bananes et des avocats. Des routes et des trottoirs de tous les matériaux quadrillent les rues. Le camping que nous avions essayé était minable. Des coquerelles mortes jonchaient les dalles de pierre. Il fallait chauffer le réservoir d’eau chaude avec un feu de bois et après une heure, l’eau était toujours aussi froide. Des vieux hippies argentins, barbus et tattoués, vendeurs de cossins le soir, crassaient la place entre un joint sec et un maté moisi. Il semblaient installés là depuis des mois entre la cuisine extérieure infecte et leur restant de tente. Les quelques récalcitrants qui s’obstinaient à vivre dans ce triste endroit nous dévisageaient sans nous saluer. Nous n’étions pas à notre place disons. Alors Karine a cogné chez le voisin Hector qui tenait un hôtel local. Nous avons fait le move avant de visiter une réserve d’animaux en cage dans la jungle. Plusieurs sont en réhabilitation pour être relâchés par la suite.

Puis, je suis revenu avec Loug en début de soirée pour fêter l’anniversaire de sept ans du fils d’Hector. Celui-ci avait chaud et mal à la tête d’avoir soufflé les 300 ballons. Dans sa cours arrière, il nous a offert un verre de bière qu’il avait déjà bu à moitié et qu’il a repris avant qu’il soit fini. Nous étions presque déjà de la famille! Il nous a offert à boire et à manger: quelques empanadas et bouchées de poulet alors qu’aucun des invités ne mangeaient (ce qu’ils ont du faire vers les 9 ou 10 heures, l’heure du souper argentin). Nous avons quitté la petite famille pour rejoindre les filles au restaurant d’asado. Bon plan. Le party de l’hôtel s’est terminé tard après la pétarade des 300 ballons. Ça nous a donné du pep pour le grand jour des chutes.

Au matin, le climat subtropical du parc nous permet de découvrir les oiseaux de la jungle et les papillons multicolores.

Les chutes d’Iguazu sont formées par une immense faille volcanique. Dans le parc, c’est la jungle qui pousse sur la terre bourgogne.

Nous avons parcouru le sentier des chutes supérieures, pique-niqué avec les coaties, exploré la petite île et sa faune, avant de finir la journée par l’observation du phénoménal point de vue sur la garganta Del diablo. Ce lieu offre une vue paradisiaque sur l’énormité de la chute. En voyant tomber cette masse d’eau qui couvre presque tout notre champ de vision, nous sommes pris d’un sentiment de vertige. L’eau tombe au ralentit comme notre mâchoire qu’on ne peut retenir. Il y a de quoi avoir le goût de brailler à chaudes larmes ou bien de pisser un bon coup. Tout dépend d’où on en est dans nos fluides corporels…

Nous aurions aimé voir les chutes du côté brésilien, mais les frais de visa pour les Canadiens nous ont rebutés. Le deuxième jour au parc, nous avons pris le sentier Macuco entre les singes et les araignées pour se baigner un peu.

Une petite halte-baignade arrosée d’une sangria nous a détendus avant d’aller revoir la Garganta Del diablo. Nous avons répété le même restaurant à la même table avec le même vin que la veille, question de s’imprégner encore plus à fond de ses deux journées splendides. Il est l’heure de retourner à Buenos Aires maintenant pour trinquer une derniere fois avec Lougy et Marie! A la votre!

Bon vent les amis,

– Francesco

A VOIR: Album photo des chutes d’Iguazu

Page 2 sur 712345Dernière page »