15-Chili

Parc national Torres del Paine

Mis en ligne le 23 Avr 2012 — par Karine
Category 15-Chili

Buenos días a todos!

Pis, on as-tu bien fait d’attendre le beau temps, ouuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiii! Le soleil sera de la partie pour la grande randonnée du Parc national Torres del Paine, ça promet!

Et c’est parti pour la Patagonie!

Le premier jour, nous partons sous les nuages opaques, mais le soleil revient rapidement pour nous rappeler ses bienfaits. Après que l’autobus nous ait oubliés à l’hôtel le matin du départ, nous avons filé avec un Chilien dans une bagnole à toute vitesse afin de rattraper n’importe quel autobus se rendant au parc. Après en avoir trouvé un, celui-ci nous a laissé à l’accueil principal où nous avons commencé à marcher tranquillement vers les montagnes. En chemin, nous avons pu observer un troupeau de guanacos bien rigolos.

Rassurez-vous, il ne m’a pas craché au visage le gourmand!

En après-midi, le temps s’obscurcit et la pluie nous fouette le visage. Le vent intense ne nous facilite pas la vie non plus. Malgré tout, en vrais Canayiens français durs à cuire des températures redoutables, nous poursuivons notre route vers le camping Torres sous les arbres orangés d’un automne patagonien avancé. Le soir venu, la formule est simple : part le réchaud, boit le maté et le thé, mange goulûment tes pâtes en affamés et essaie de dormir au chaud, car la pluie est déjà au rendez-vous et commence à se transformer en grêle.

La deuxième journée, le soleil se montre tardif à cette période de l’année en se levant à 8 h. Il y a de la neige au sol, c’est très joli avec les couleurs automnales. Le vent s’est caché et le soleil se montre le bout du nez. Les mystiques tours du parc sont illuminées d’une couleur orangée. Parfait! Nous mettons notre tuque, nos gants et vamos a las torres!

Elles sont superbes, vraiment majestueuses ces tours. Nous comprenons immédiatement les raisons de leur popularité. Même à ce temps-ci de l’année, une poignée de touristes assoiffés de la vision de ces tours entrent encore au parc malgré le froid. Il faut le faire! Mais elles sont si belles…

La journée s’annonce bien avec une telle lumière sur ces monuments naturels. Mais la route n’est pas terminée pour la journée puisque nous devons nous rendre à un camping situé à quelques 25 kilomètres plus loin. Il faudrait marcher vite, mais nous, nous marchons lentement : nous prenons notre temps pour contempler la vue superbe et prendre des photos. En plus, la température est parfaite, quoi de mieux?

Finalement, nous aurons peut-être trop pris notre temps puisqu’à 19 h, nous étions à 5 kilomètres du camping Italiano où nous devions coucher. Il faisait déjà sombre et nous étions fatigués, mais nous décidons de poursuivre la route…qui nous mènera au dit lieu vers 22 h. Exténués, nous soupons à 23 h et nous couchons à minuit. Ainsi soit-il.

La troisième journée, nous faisons la grasse matinée dans le sac de couchage jusqu’à 10 h, ce que nous faisons rarement au Québec et jamais en voyage. Le garde-parc devait se demander quelle était cette nouvelle tente bleue non enregistrée près de sa cabane. Évidemment, il est rapidement venu nous aborder en nous demandant de nous enregistrer et en nous grondant un peu par rapport à la balade nocturne d’hier soir. Il nous parle de blessures et d’une possibilité d’attaque de puma. « Qué, un puma? », « Si, hay muchos pumas en el parque ». Ah bien ça, nous ne savions pas qu’il y avait autant de gros chats dans le parc! Puis, il continue en nous parlant  d’une multa. « Saben qué es une multa? » Et moi de comprendre une muerta et de répondre « Es una persona muerta ». Je me dis que c’est une personne morte mangée par un puma affamé. Mais non! Le garde-parc nous réexplique et nous dit que nous devons payer une contravention puisque nous avons marché après le coucher du soleil et que c’est interdit dans le parc. Nous ne le savions pas! Je lui explique donc cela et heureusement, il ne nous a plus tenaillés et il est parti. Fiou!

Après avoir tant marché hier, nous sommes très relax en cette troisième journée de trek. Il fait beau, il fait presque chaud et la neige et la glace fondent sous nos pieds. Nous arpentons la vallée française qui est magnifique et admirons le glacier Francès d’où plusieurs grosses avalanches surgissent.

Nous marchons jusqu’au bout de la vallée et nous arrivons au camping Britanico où il y a environ 5 centimètres de neige. Nous comprenons tout de suite pourquoi il est fermé. La vue est splendide sur les tours et les pics édentés avoisinants. Nous jubilons.

La soirée sera fraîche pour ne pas dire froide avec du gel au sol. Nous cuisinons assis les fesses au chaud dans la tente tandis que le brûleur à l’extérieur mijote nos pâtes, toujours le même repas pour un troisième souper aux Torres. Tout est bon en plein air et tout est meilleur quand il fait frette, alors, on se gave!

La quatrième journée nous surprendra encore. Il fait encore froid, mais soleil! C’est complètement dégagé et nous en avons encore plein la vue. Nous nous rendons compte à quel point nous sommes chanceux d’avoir de la si belle température et nous filons vers l’immense glacier Grey. Le paysage est encore à couper le souffle malgré que presque toute la forêt de cette vallée ait été décimée au début de l’année. L’incendie aurait été causée par un touriste négligent. C’est malheureux, car les arbres aux minuscules feuilles sont superbes dans ce parc.

Le glacier Grey est énorme, complètement hallucinant. Sa longueur serait d’environ 25 kilomètres de long. Nous n’avons jamais vu un si gros glacier et vraiment, il nous épate. De plus, l’eau glaciale et les icebergs à nos pieds rajoutent une touche extraordinaire au décor déjà féérique.

Le cinquième et dernier jour, nous sommes heureux de revenir au bercail, soit à Puerto Natales. L’expédition a été des plus mémorables et la température aura été de notre côté. Cependant, le fait de ne plus subir le froid patagonien jour et nuit avec les bottes mouillées pendant 5 jours ne nous déplaît pas. Un peu de confort par pitié!

Vraiment, nous avons eu du plaisir dans ce parc qui est, selon nous, probablement l’un des plus beaux au monde. Évidemment, un tel chef-d’oeuvre naturel ne peut être qu’inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un véritable paradis terrestre. Populaire, certes, mais vraiment impressionnant.

Que de beaux souvenirs nous a laissés les contrées patagoniennes.

Sur ce, nous poursuivons notre route vers d’autres haltes glaciales.

Hasta pronto amigos!

– Karine

À VOIR: Album photos du Parc national Torres del Paine

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