10-Éthiopie

Lalibela

Mis en ligne le 17 Déc 2011 — par Karine
Category 10-Éthiopie

ጤናይስጥልኝ! Tenastiligne! Bonjour!

Bonne nouvelle! Nous resterons plus longtemps en Éthiopie, soit une bonne dizaine de jours, grâce à Louis qui nous a gentiment reporté les dates de notre billet d’avion pour le Kenya. Merci beaucoup! Ces quelques jours d’extra nous ont permis de mettre les pieds à Lalibela, hourra!

Hey, c’est bientôt Noël! Alors, pour se mettre dans l’ambiance, je réciterai quelques unes de vos chansons fétiches! Non, ne me dites pas que vous avez déjà l’écoeurantite aigüe! Ici, rien ne fait penser à cette grande fête, alors je mettrai de l’ambiance dans cet article! Non, ce n’est pas un délire dû au Lariam, nous tenons bien la route!

« Le p’tit oryx d’Afrique… Ah! Comme il était mignon! Le p’tit oryx d’A-fri-que… »

Du haut de ses quelques 2600 mètres d’altitude, Lalibela est une agglomération de villages formant aujourd’hui une petite ville sommaire. Entouré de jolies montagnes et de pâturages, cet endroit reculé possède depuis peu de l’électricité et même Internet…qui fonctionne à 150 Kbits par seconde! C’est également un lieu très populaire auprès des Ethiopiens chrétiens qui viennent y effectuer des pèlerinages. Et il y a bel et bien une centaine de pèlerins qui fourmillent autour de la dizaine de magnifiques églises ancestrales sculptées dans de la roche volcanique, rien de moins! Du vrai travail d’artiste qui remonte à il y a environ 15 siècles! De plus, la légende raconte que ces splendides monuments religieux auraient été creusés en 80 ans seulement, encore plus inusité!

Évidemment, ces divers monuments chrétiens très originaux font partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Et ce n’est pas de la p’tite bière, ils sont fort impressionnants, voyez par vous-mêmes!

Ce lieu de culte, très prisé par les Éthiopiens et les touristes, reste un lieu de grande pauvreté. Il y a beaucoup de gens dont la situation est peu enviable : aveugles, personnes âgées sans le sou, malades, handicapés, mendiants, etc. La plupart d’entre eux errent dans les allées des églises en y priant quotidiennement.

« Père Noël, Père Noël, apporte-moi de la crème anti-puces… »

Hé oui, malgré les 3 grands lavages, elles font encore des ravages les vilaines!

Ce qui est fascinant dans les sites religieux de Lalibela, c’est d’observer les comportements des pèlerins et de s’imprégner de la magie des lieux, surtout lors des messes et des chants liturgiques. Bien que l’endroit soit chrétien, les pratiques religieuses sont assez dissemblables des nôtres. Principalement vêtus de blanc et munis d’un bâton, les fidèles sont en complète dévotion : ils embrassent le sol et les murs, ils enlèvent leurs souliers dans les églises, ils font régulièrement le signe de croix, ils embrassent les croix que leur tendent les prêtres, ils récitent des prières en murmurant lorsqu’ils marchent, etc.

Village historique des Sept Olives de Lalibela.

Beta Ghioghis ou l’église Saint-Georges.

Sur notre route, nous avons croisé quelques prêtres un peu loufoques. Tous brandissent fièrement le symbole divin.

« Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’Afrique! »

Après Lalibela, il fallait bien retourner dans la capitale. Or, il faut compter un bon 2 jours d’autobus pour se faire. Et c’est parti mon kiki! Le retour vers Addis Abeba fut un véritable supplice! Cette longue balade en bus a rapidement gagné la palme d’or de la pire du voyage! Laissez-moi vous raconter. Attention aux cœurs sensibles!

L’autobus était rempli de paysans sentant le lait périmé qui refusent toujours d’ouvrir les fenêtres malgré les 25°C ensoleillés à l’extérieur! Les rideaux sont bien sûr tous fermés, ce qui nous empêche d’appréhender les courbes prononcées que le chauffeur emprunte à toute vitesse. En trois coups de cuiller à pot, cet heureux amalgame a fait apparaître les maux de cœur aux passagers.  Ces nausées ont été suivies d’une panoplie de sacs de plastique plein de dégueulis qui ont virevolté par les fenêtres du bus. Bref, ce fut des heures emplies de joie et de plénitude!

« Écoutez les tam-tams, du joyeux temps des Fêtes, annonçant la joie, dans chaque coeur qui bat, au pays des toupets crépus »

Je vais quand même terminer cet article d’un brin positif, car une fois arrivés à Addis Abeba, nous avons fait la grasse vie : nous avons profité des divers buffets offerts par l’hôtel pour nous gaver comme de vrais goinfres! C’est comme dans le temps des Fêtes!

« Mon bel acacia, roi des steppes africaines, que j’aime ta couleur jaunâtre… »

Et oui, avec toutes ces histoires de chrétienneté, nous vivons quand même un tantinet Noël avec un bonzaï au lieu d’un sapin, des prêtres à longue barbe au lieu du Père Noël, des couleurs typiquement africaines au lieu des lumières de Noël et bien sûr, un bon pain injera au lieu d’une bûche de Noël!

Pour la fête de la naissance du Christ, nous partons à la recherche du Père Noël dans les montagnes de Bale. Parmi les steppes dénudées et les Africains, il devrait être facile à trouver!

Nous vous souhaitons un « Joyeux! Joyeux! Noël! ». Nous adorons vous lire, ce sont des petits cadeaux que nous apprécions bien ouvrir lorsque nous avons accès à Internet. Merci!

« C’est Noël, car il neige dans ma tête… »

Reposez-vous bien!

– Karine

À VOIR: Album photo de Lalibela

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