06-Turquie

Istanbul

Mis en ligne le 06 Nov 2011 — par Karine
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Un dernier Merhaba du pays des anciennes routes de soie!

Hé oui, nous sommes de retour dans ce pays surprenant et bien heureux de cela. Nous nous ennuyions tellement de l’hospitalité des Turcs, une valeur profondément ancrée dans leur mode de vie. C’est ainsi les retrouvailles des plats savoureux qui rendent foldingues nos papilles gustatives! Hélas, nous devons l’avouer, notre maladie du baklavaolisme a immédiatement repris vie dès que nos pieds se sont posés en Turquie. Ce retour nous permet aussi de retrouver Mireille qui arrive fraîchement du Québec et avec laquelle nous passerons quelques jours. Nous sommes tout excités! C’est une vraie joie de voir un visage familier, une personne avec laquelle nous pouvons facilement jaser – sans se soucier de notre accent québécois -, explorer, marcher, manger et rire! Le lendemain, nous partons à la rencontre de Marie-Claude, une amie de Mireille, qui se joindra à nous. Ce sera un plaisir de faire sa connaissance.

Dès la première soirée, nous nous rendons dans un salon de çay (thé turc) et de narguilé (shisha) où nous partageons la pompe à saveur de pomme. L’ambiance est agréable, surtout que nous sommes entourés de Turcs jouant au Blackgammon et cie. De la petite musique et des coussins de style arabe agrémentent la soirée en rajoutant une touche encore plus exotique. L’opération “Grande Séduction” est en cours et le tour est joué, nous y trouvons notre compte et savourons cette soirée.

Il ne faut pas omettre le magasinage dans l’une des plus grandes et vieilles villes du monde. Depuis fort longtemps, Stamboul de son p’tit nom, est la plaque tournante de la nation turque pour effectuer troc et marchandage. Grâce aux Ottomans et aux épices qu’ils passaient de l’Inde vers l’Europe à un prix exhorbitant, nos ancêtres aventuriers ont levé les voiles pour découvrir la fameuse route vers l’Inde. Or, c’est en Amérique qu’ils poseront leurs vaisseaux. Et v’la le Québec francophone qui naît. Fin du fugace cours d’histoire. Mais la morale dit que les Québécois doivent maintenant remercier ces marchands turcs d’avoir profiter du fait d’être LA route reliant les Indes avec l’Europe. Sans cela, nous ne serions pas en Amérique. Istanbul a donc une situation géographique avantageuse étant située entre deux mers et à cheval entre l’Europe et l’Asie. Je le répète et le répèterai, elle est belle cette captivante cité, elle a tout pour plaire.

François et Karine devant un magasin de lampes orientales au Grand Bazar.

Allez hop, partons donc à la conquête du Grand Bazar d’Istanbul qui est en fait un vaste labyrinthe cachant mille trésors. Nous pouvons affirmer qu’il est l’un des ancêtres de tous les centres d’achat du monde, car il a été créé au 15e siècle. Il compte environ 4 000 boutiques et génère quelques 30 000 emplois. À l’heure de la prière, certains commerçants ferment même boutique le temps de se prendre un tapis et de prier en plein milieu du couloir. Toutefois, ce bazar est un vrai casse-tête qui est réputé pour avoir plus de gens du côté des: “j’ai perdu mon chemin” que “j’ai pu retrouver mon chemin”. Il existe une carte du bazar pour se repérer, alors, imaginez!

Vous saviez que la ville d’Istanbul, appelée Byzance à sa fondation puis Constantinople, est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco? Hé bien nous, pas du tout! Mais, cette découverte n’est pas surprenante, car cette mégapole d’environ 13 millions d’habitants est si charmante et abrite des merveilles telles que l’ancestrale basilique chrétienne Sainte-Sophie, plusieurs magnifiques mosquées et le palais de Topkapi. Pour ne vous rien vous cacher, Istanbul est de loin l’une des villes les plus sympathiques que nous avons visitées. Elle est dynamique, exotique, vivante, orientale et aussi occidentale. La visiter, nous adorons. Nous sentons qu’il fait bon y vivre!

Quelques pêcheurs affairés sur le pont du détroit de Bosphore en face d’une mosquée.

Mireille et Karine dans les rues animées du quartier Beyoglu d’Istanbul, partie occidentale.

Et moi qui aime les chats, il y en a une panoplie un peu partout dans les ruelles, dans les poubelles, dans les parcs, etc. Alors, je vire tout simplement maboule et je décide d’acheter un généreux sac de Whiskas turc pour remplir ces bedons à moustache. Les commerçants sourient en coin. Sont-ils contents ou se foutent-ils de ma gueule? De toute façon, je rencontre quelques Turcs passionnés de félins, dédiés à la cause des chats affamés qui errent partout. Ceux-ci leur lancent des poignées de croquettes – qui sont préférées aux miennes -, assez pour les goinfrer jusqu’au printemps prochain!

Nous marchons aussi sur le pont au-dessus du détroit de Bosphore et nous en profitons pour observer les multiples pêcheurs guettant la proie. Et une fois attrapées, ces proies poissonneuses sont vendues au marché du poisson et à de petits kiosquiers de bouffe de rue qui se réjouissent à l’idée de nous faire goûter leur bon sandwich au poisson épicé! Miam!

La pyramide ambulante des trois Québécoises devant la prestigieuse basilique Sainte-Sophie.

Et c’est au tour de la basilique Sainte-Sophie, la “Sagesse Divine”, de nous éblouir de tous ses lustres et ses fresques byzantines. La beauté Ayasofia déploie son élégance pour nous impressionner et ça fonctionne! Âgée d’environ 500 ans, cette grande église souligne la présence chrétienne à une certaine époque en Turquie. Resplendissante sous ses diverses mosaïques, elle a réellement de la classe! De nos jours, aucune cérémonie n’y est pratiquée. L’endroit est désormais un musée où une tonne de visiteurs impressionnés chevauchent quotidiennement le sol de marbre de cette ancienne trace chrétienne.

Tout près d’Ayasofia, se dresse la mosquée bleue, modeste de l’extérieur, mais enviable de l’intérieur. Bien sûr, les soupçons bleutés de ses murs et de ses coupoles lui font porter ce nom. Elle se fait également appeler la Sultanahmet Camii et s’avère l’une des mosquées les plus privilégiées au monde puisqu’elle comporte 6 minarets. Ce lieu sacré contient d’ailleurs la tombe de son fondateur, le sultan Ahmet 1er. L’endroit est assez visité par les touristes, mais aussi par les fidèles qui prient sagement malgré les nombreux flashs des appareils-photo!

Avant de saluer pour une dernière fois Mireille et Marie-Claude, nous avons essayé de nous rendre au palais de Topkapi. En vain. C’est un grand jour de fête en Turquie, le Bayramı, qui commémore la soumission d’Abraham à Dieu qui lui demanda de sacrifier l’un de ses fils. Il a donc dû réfléchir longuement et a décidé d’égorger Ismaël. Abominable Dieu? Au dernier moment, il aurait cependant envoyé un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer le sacrifice du fils. Vous le jugerez bien comme vous voudrez ce Dieu. Peu importe, aujourd’hui, cette fête est très importante chez les musulmans et les familles respectent beaucoup cette tradition qui consiste à égorger préférablement un mouton, parfois une chèvre ou une vache, couché sur le flanc gauche, le visage tourné vers la Mecque. Lugubre peut-être, mais religieux…

C’est ensorcelant d’entendre les chants des minarets des mosquées plusieurs fois par jour et même la nuit!

Avant de se quitter pour de nombreux mois, nous sommes allés prendre un verre de çay dans un parc sur le bord du détroit de Bosphore, magnifique sous le soleil de novembre. Nous avons même pu observer plusieurs perroquets verts. Génial!

Cherefe, à la vôtre!

Merci Mireille et Marie-Claude pour le bon temps passé avec vous. Voyager, c’est fascinant, nous le savons et vous le savez, car il y a les découvertes, la routine absente, les nouvelles rencontres, la culture, le sentiment de vivre intensément, etc. Mais, voir des Québécois, des amis, des gens avec lesquels nous pouvons avoir ben du fun et partager la découverte du vaste monde avec eux quelques instants, ça dégourdit les esprits et ça nous fait replonger dans la suite du périple avec plein d’énergie! Alors, bon voyage vous aussi, chères aventurières et au plaisir!

– Karine, la Stambouliote

À VOIR: album photo d’Istanbul

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