17-Vénézuéla

Parc national Morrocoy

Mis en ligne le 14 Juin 2012 — par Karine
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Un dernier bonjour à vous, chers lecteurs!

Hé oui, cet article boucle la boucle d’une série de chroniques à travers ce vaste monde. Pour notre dernière escapade, nous avons choisi la plage, question de se la couler douce, de relaxer avant le grand retour au bercail après un an à trotter bougrement sur le globe.

Des Llanos, nous nous sommes rendus directement dans le petit pueblo côtier de Chichiriviche après une affreuse journée de plusieurs bus de 13 heures. Le premier d’entre eux est tombé en panne et tous les passagers ont rapidement laissé la carcasse de tôle agonisante pour intercepter un autre bus.  Encore beaucoup de retard avec les bus vénézuéliens; nous n’en sommes pas surpris…Au moins, nous arrivons le soir à destination dans une jolie posada garnie de palmiers et d’une famille de chats presque naissants. Trop cute!

Chichiriviche n’est pas une petite ville particulièrement bonita, elle est plutôt fade. Toutefois, juste en face se trouve le Parc national Morrocoy, un vrai havre de paix aux îles paradisiaques qui est bien populaire auprès des Vénézuéliens en vacances.  Et c’est là que nous y farnienterons pendant deux jours, échoués sous les cocos.

La première journée, nous allons à cayo Peraza, soit la plus petite des îles du coin. Juste pour vous donner une idée, il est possible d’en faire le tour en 5 minutes! Le Parc national Morrocoy est constitué de plusieurs îles appelées cayos qui ont été formés, au fil du temps, par l’accumulation de coraux morts. Le sable est spécial : il y a autant de sable que de minuscules morceaux de corail.

Le lendemain, le pilote de notre bateau-taxi, le « El Dany », enfourche les vagues déchaînées pour se rendre à quelques vingt minutes plus loin à cayo Sombrero. L’île est beaucoup plus grande avec des plages superbes. Dès notre arrivée, nous rencontrons un énorme iguane fouillant dans les poubelles de l’entrée. Puis, nous explorons et dénichons une petite plage donnant sur une barrière de corail. Joli, mais jamais aussi spectaculaire qu’en Océanie. Nous nous y plaisons tout de même, tranquilles à notre pointe de plage. La vraie paix avant notre grand retour. Le temps est beau, la mer est belle. Nous sentons que la fin est près : nous sommes nostalgiques de partir, mais en contrepartie, nous avons vraiment hâte de revenir au Québec voir notre famille, nos amis, notre patrie. Et aussi pour se reposer, car un voyage comme celui-là est loin d’être toujours reposant!

Pendant toute l’année, nous en avons vécu des aventures rocambolesques, ça oui! Nous avons vu des paysages époustouflants, des gens intéressants, des situations parfois stressantes, des moments de grande surprise. Nous avons galopé à travers le globe, munis de nos bottines – presque détruites à l’heure actuelle – dans différents climats et reliefs à voir une panoplie de bibittes incroyables. Notre tente a connu toutes sortes d’endroit aussi bouetteux que raboteux que sablonneux. Nous avons pris des moyens de transport inusités aussi bien que confortables. Sans parler de la nourriture, nos papilles gustatives en ont goûté de toutes les couleurs, de toutes les saveurs! Pendant cette année de folies, nous sommes bel et bien allés au bout de nos limites pendant les instants de grandes peines et d’intenses joies.

Tout au long de l’année, nous avons lu vos commentaires avec enthousiasme et ce fut toujours avec plaisir que nous vous avons préparé ces chroniques. Certes, elles ont demandé du temps et de l’effort, mais nous avons toujours été récompensés par votre présence et vos encouragements.  

Merci de nous avoir lus,

– Les chroniqueurs du vaste monde, Karine et François

À VOIR: Album photo du Parc national Morrocoy

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