Los Llanos

3 commentaires
Tags: , ,
Mis en ligne le09 Juin 2012 dans 17-Vénézuéla

Bonjour, bonsoir,

Ça y va fort? Êtes-vous bien cramponnés pour cette avant-dernière péripétie?

Nous avons dû attendre 3 jours à Ciudad Bolivar pour que les affaires d’argent soient réglées. Une fois l’argent reçu, cap sur les Llanos dans l’arrière-pays. Nous avons mis 8 heures de plus que prévu pour faire le trajet et sommes arrivées en fin de soirée au Rancho Grande. Une petite pizza frette à fait office de souper tardif pendant que Victor, le chauffeur du Jeep pour la dernière heure du trajet, nous conduisait à bon port.

Le Rancho Grande est le nom d’une petite auberge et d’une réserve écologique informelle tenue par Ramon et sa famille. C’est un lieu éloigné et sans électricité où plusieurs bâtiments sont pratiquement abandonnés, car il n’y a plus autant de touristes qu’il y a quelques années. D’ailleurs, Ramon semble plus affairé avec sa centaine de vaches ou bien à dépanner ses voisins qui sont presque tous de la famille qu’à s’occuper des quelques touristes qui subsistent. Le premier matin, Ramon nous a proposé de faire du cheval avec son fils Brito, mais nous avons changé d’idée en repensant à la dernière chute en chameau de Karine qui n’était pas encore prête à remonter sur un animal à quatre pattes. À la place, nous avons mis un pied devant l’autre dans des chemins où grouille la vie tout autour.

En effet, les grandes plaines, appelées les Llanos (plaines en espagnol) occupent le nord du bassin de l’Orénoque. Le fleuve se jette dans la mer des Caraïbes par un énorme delta marécageux qui occupe toute la région nord-est du pays. En cette saison, l’eau envahit tous les champs et la plaine et les petites forêts sont inondées. Nous marchons avec Brito, le fils de 10 ans de Ramon. Brito ne va pas à l’école aujourd’hui, car il travaille pour nous…  Ça fourmille de vie. Des dauphins d’eau douce naviguent dans les eaux brunâtres, les oiseaux multicolores virevoltent de partout, des insectes nous percutent, les lézards prennent un bain de soleil et un serpent glisse sur une clôture de barbelés!  

En après-midi, c’est le tour à la pêche aux piranhas sur un pont pas très loin. Armés d’un maigre bout de bois, nous accrochons des morceaux de steaks crus au bout de l’hameçon. Ce n’est pas long que ça mord, mais la plupart du temps, les piranhas sont assez futés pour réussir à arracher la viande sans se prendre la gueule dans la pointe renversée. Brito et sa sœur Gladia ont clairement plus d’habiletés avec leur ligne et sortiront le gros de la récolte, mais ce sera Karine qui aura le plus gros trophée.

Il a plu toute la nuit à grands coups de tonnerre. Nous étions un peu amortis devant notre déjeuner d’arepas graisseux à regarder tomber les gouttes qui persistaient. Malgré tout, nous avons embarqué dans la lancha pour une ballade en bateau. Le moteur émettait une boucane bleue étouffante et son bruit faisait fuir la presque totalité des animaux près des méandres. La météo s’est améliorée et nous avons pu approcher des caïmans et capybaras, ces plus gros rongeurs du monde.  

En après-midi, nous sommes montés dans une boîte de camion pour un « safari » sur la route principale. Une fois de plus, une armada de bêtes vaquait à profusion. La capture d’un caïman avec l’aide d’un bâton et d’un cordon a clairement été l’événement qui a fait fureur! Ça prend toute une dose de courage pour réaliser cet exploit comme Ramon et son compère l’ont fait. J’ai même eu la chance de soutenir la bête dans mes bras. Karine a décliné l’offre de tenir cette grosse sacoche. Nunca, jamas. Le caïman était étonnamment calme et restait immobile une fois soulevé de terre. C’était une autre histoire quand ils l’ont détaché, le reptile s’est mis à gronder et à soupirer puissamment en se sauvant.

Nous avons cherché en vain des fourmiliers et les anacondas qui sont plus difficiles à traquer en cette saison d’eaux hautes. En soirée, Ramon s’est mis aux maracas, son ami jouait du cuatro – une petite guitare – et les enfants faisaient des duos. Ensuite, ils s’échangeaient les instruments et c’était parti pour les sets carrés version rumba pour cowboys des plaines marécageuses.

On se revoit dans pas long!

Tourelou,

– François

À VOIR : Album de Los Llanos


3 commentaires

  1. Louis

    Salut les crocros! Belle aventure encore une fois!

    Répondre
  2. Maryse

    Wow belle prise se piranhas!

    Répondre
  3. Diane

    On se délectera donc jusqu’à la fin faut croire !!! les trois dernières séries de photos me sont devenues accessibles ce soir. Malgré la pluie abondante vous avez croqué de forts belles images. Merci encore et encore Alors les cocos je vous attends donc pour souper ce samedi avec la famille. Ce sera un grand moment
    Que le vent du sud vous pousse tout en douceur jusqu’ici. Il ne reste que 3 dodos. Je vous embrasse Mommy xx xx

    Répondre


Commenter